Politis21

13 juin 2021

L'expérience - partie 1

Nombreux sont les hommes et les femmes qui s'y promènent, respirant l'air pur au milieu de la verdure. Cernés par les arbres et absorbés par leur envie d'aller de l'avant, voient-ils le minuscule lichen situé au pied du petit chêne dont la graine a germé il y a maintenant une dizaine d'années? Lèvent-ils les yeux vers le ciel pour regarder, à travers les feuillages, les majestueux nuages qui dansent et rient de tous? S'intéressent-ils aux minuscules gouttes de pluie installées confortablement sur la végétation?

Elle est un lieu de passage fréquent. Elle leur permet depuis toujours - à l'échelle du temps des hommes, d'être une escale sur le chemin. Comme tous, animés par leur propre logique, ils avancent. Elle était un lieu idéal, extra-ordinaire, permettant la mise en oeuvre de l'expérience. Celle qui devait révéler le but ultime de ces êtres à la fois fragile, rustres et complexes, qu'ils pouvaient parfois s'intéresser à observer sur le terrain. Les conditions étaient réunies depuis des centaines de milliers d'années pour leur développement. Le dénouement interviendrait peut-être à la fin du XXXI ème siècle de leur ère. Quel final en apothéose était programmé pour cette expérience!  Elle était courante. Depuis des millions d'années maintenant, ils les planifiaient et les mettaient en oeuvre. Celles-ci s'étaient déroulées en d'autres temps et en d'autres lieux. Quelques rencontres ponctuelles s'étaient déjà produites, plusieurs millénaires auparavant, entre eux et les humains. Ces derniers leur avaient donné des noms, qui traverseraient leurs époques. Ces rencontres avaient façonné l'Humanité.

Au cours de l'expérience, les Humains avaient mis en évidence - mais ils le savaient déjà - que les efforts de recherche et d'industrialisation conduisaient certaines populations à devenir dominantes.  Le protocole expérimental devait au cours du XXI ème siècle de leur ère mettre en évidence la capacité des Humains à devenir une entité collective capable de faire face aux défis ultimes qui les attendaient : s'adapter face au rejet de leur mère nouricière qui les avaient vu naître.

Leur centre de réflexion et d'analyse d'équivalence leur interdisait toute manipulation du génome sur Terre. Leur connaissance de la matière leur permettait d'agir sur les étoiles et de pouvoir générer des éruptions solaires. Celles-ci provoquaient des rayons ionisants engendrant le développement des mutations. C'est la raison pour laquelle il ne pouvait pas y avoir plus d'une espèce Alpha dans chaque galaxie. La mutation B-1234-ZERT-6545-FJHHG devait permettre une adaptation comportementale des Humains pour une meilleure prise en compte des dimensions collectives et réflexives de leurs actions.

 

 

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06 juin 2021

La bête immonde

Définition originale :

La locution « bête immonde » est une métaphore souvent utilisée pour désigner le nazisme, le fascisme, le racisme, l'antisémitisme ou d'autres idéologies associées à l'extrême droite

 

 

 

Quelle idéologie sème actuellement la mort et la destruction dans de nombreuses régions du monde?

Quelle idéologie rêve aujourd'hui d'u développement hégémonique?

Quelle idéologie adhère à l'antisionisme et l'antisémitisme?

Quelle idéologie veut supprimer toute liberté de conscience?

 

Un indice...

C'est celle qui est considérée comme de droite ultra conservatrice dans les pays musulmans et  dont les émissaires présents sur notre territoire sont soutenus avec peu de réserve par une partie de la gauche française.

 

La bête immonde n'est pas forcément celle que l'on croit. Certains feraient bien d'ouvrir les yeux...

 

L'extrême droite française est aujourd'hui bien moins dangereuse que l'islamisme. Un individu d'extrême droite gifle le président. Un extrémiste islamiste égorge un enseignant. C'est de ça qu'il faut avoir conscience. Nous vivons en démocratie. Les lois  sociétales évoluent en fonction des aspirations exprimées par la majorité d'un peuple. Si les valeurs des islamistes se banalisent jusqu'à devenir majoritaires pour certaines d'entre elles (comme l'interdiction du blasphème), alors inévitablement les lois finiront par évoluer à terme et la démocratie française telle qu'on la connaît actuellement tombera. La souveraineté passe inévitablement par la formation des esprits. Les islamistes l'ont compris. L'Islam de France doit être compatible avec les valeurs françaises issues des lumières.

En France, nous pouvons débattre des idées et des concepts et les critiquer à outrance. C'est ça la liberté d'expression. C'est la raison pour laquelle existe Charlie Hebdo. Cette liberté de critiquer, même si elle peut être difficile à accepter pour certains, est le fondement de la démocratie française, qui est une démocratie intellectuelle. C'est ce qui a fait la vigueur de la France et sa capacité à rebondir. L'impertinence et la condrontation des idées et des concepts correspondent d'une certaine manière à mettre en conccurence les idées pour offrir à un pays sa capacité à aller vers l'avant. C'est la raison pour laquelle Mila, malgré ses excès, peut être considérée comme une résistante. A l'inverse, en France, il n'est pas possible de s'attaquer aux personnes.

Il y a actuellement clairement une forme de choc de culture entre d'un côté, ceux qui réfutent la possibilité de critiquer les concepts mais qui par contre jettent en pâture les individus et d'un autre côté, ceux qui préservent les individus mais peuvent remettre en cause, jusqu'à l'excès parfois, les icones et les concepts.

Etant donné le déclin de la France depuis maintenant plusieurs décénnies (émergence d'idéologies fascisantes comme la cancel culture ou l'islamisme, agriculture en difficulté, gestion de l'énergie, désindustralisation, éducation...) et compte tenu des dogmes en  vigueur , le débat d'idées est plus que jamais nécessaire.

 

 

 

 

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30 mai 2021

Que penser du grenelle de l'éducation?

 

L'avenir d'un pays passe par une attention la plus grande  possible envers son système éducatif.

Le grenelle de l'Education, initié sous la présidence d'Emmanuel Macron, a pour objectif d'améliorer les conditions de travail des enseignants à partir de 12 engagements autour de plusieurs thématiques :  reconnaissance, coopération, ouverture, et protection.

A - Analyse détaillée de ces 12 engagements.

Engagement 1 - Mieux reconnaître financièrement l'engagement des personnels : 1,1 milliard d'euros en 2 ans (2021-2022)

L'attractivité d'un métier est un concept réel. Dans le second degré, les postes de titulaires sur certaines disciplines ne sont pas pourvus, faute d'un nombre insuffisant de candidats au niveau. Dans le premier degré, certaines académies recrutent, via le concours, des enseignants avec des notes très inférieures à la moyenne. Cela signifie que certains candidats reçus maîtrisent mal les fondamentaux notionnels (la maîtrise de la langue française et des mathématiques), pédagogiques et didactiques (la capacité à enseigner). Dès lors, la chute du niveau des élèves semble logique...

Un professeur des écoles néo-titularisé, qui sera diplômé d'un niveau Bac +5, gagne actuellement 1700 euros net, sachant que le tarif de sa mutuelle obligatoire doit en être déduit. Au bout de 10 ans de carrière, un professeur de écoles gagne en 2021 2000 euros net, sachant qu'une centaine d'euros doivent être déduits lié au prélèvement obligatoire concernant la mutuelle (pour un enseignant avec 2 enfants). Ce qui revient à un salaire de 1900 euros net mensuel. Les enseignants ne bénéficient pas d'avantages sociaux, contrairement à de nombreux autres métiers. Par ailleurs, on déplore le manque de candidat issus de filières scientifiques qui choisissent de devenir professeur des écoles. Le secteur informatique recrute énormément et aspire les candidats issus de cursus scientifiques. Un salarié débutant dans le secteur informatique à Bac +5 peut démarrer en 2021 à plus de 2000 euros net mensuel. A ce salaire, il faut ajouter des avantages diverses (primes de vacances, mutuelle 150 euros mensuel, chèque déjeuner 150 euros menuel, comié d'entreprise...). L'écart de salaire entre un enseignant débutant et un salarié de l'informatique débutant est donc, avantages inclus, de 700 euros mensuels. L'écart se creuse ensuite au fil de la carrière.  Si on replace l'évolution du salaire des enseignants dans le temps long, on observe d'ailleurs que la rémunération, de 1960 à 2014, a chuté de 40% (Article du Monde ). En définitive, la question du salaire est donc primordiale.

L'engagement du gouvernement  consiste à augmenter d'une centaine d'euros net mensuel les débutants et et proposer des augmentations dégressives en fonction de l'ancienneté. Un enseignant avec une dizaine d'années d'expérience verra son salaire augmenter d'environ 30 euros net mensuel. Les enseignants plus expérimentés, quand à eux, ne toucherons rien. Il n'y a par ailleurs pas non plus d'engagement ferme pour augmenter les salaires dans les années à venir. Il s'agit donc d'un coup de pouce, mais pas un big bang autour de la rémunération des enseignants.

Ce qui est extrêmement choquant, c'est que le jour de l'annonce des conclusions du grenelle de l'environnement, le ministre des comptes publics, Olivier Dussopt, annonçait 15 milliards d'aides supplémentaires aux entreprises du tourisme en difficultés. A un moment donné, un gouvernement doit comprendre que le système éducatif est un investissement fondamental pour le pays, qui sera rentable sur le long terme. Comment cela se fait-il qu'il soit si compliqué  en France de débloquer des milliards pour les enseignants alors que cela semble si simple pour les entreprises?

 

Engagement 2 - Donner à chacun la possibilité de faire connaître ses compétences et ses souhaits, Engagement 3 - Permettre à chacun d'être l'acteur de son parcours professionnel et Engagement 10 - Gérer les ressources humaines au plus près des territoires : les feuilles de route RH de chaque académie

D'un côté, la crise sanitaire a permis aux enseignants de démontrer leur capacité à innover, à s'adapter aux nouvelles contraintes et à de nouveaux environnements.

D'un autre côté, le métier d'enseigant est un métier extrêmement exigeant. Une partie de la population française a participé à la classe à la maison lors des périodes de confinements liées à la crise sanitaire. Ces parents se sont rendus compte, en essayant de s'impliquer à la maison dans le suivi des apprentissages, que cela n'était pas si simple. Les parents portent désormais un nouveau regard sur leurs enseignants, empli de reconnaissance. Les parents comprennent que gérer une classe nécessite une énergie considérable, qui est tout à fait incompatible avec les mesures d'allongement de carrière dans le cadre de réforme de retraite.

Ce second engagement du gouvernement doit permettre de proposer un accompagnement personnalisé de la carrière de l'enseignant pour qu'ils puissent plus facilement exprimer ses souhaits d'évolution de carrière.

Il est absolument indispensable de préserver le système éducatif, qui nécessite de la stabilité. Les enseignants ont actuellement la possibilité d'évoluer au sein de l'éducation nationale. Cetté évolution peut être horizontale : passer du premier degré au secon degré ou inversement. Elle peut être verticale : l'enseignant devient maître formateur puis inspecteur. Ce système fonctionne bien et permet de proposer des évolutions tout en préservant une certaine stabilité. Ce système ne doit pas être dérégulé, car un enseignant a besoin de temps pour assoir son expertise professionnelle. Les mobilités d'un poste dans le secteur de l'enseignement à un autre poste dans le secteur de l'enseignement ne doivent pas être assouplies. Par contre, des partenariats doivent être noués avec les autres ministères pour que les enseignants, qui ont démontré leur capacité d'adaptation, puisse évoluer vers d'autres postes (gestion de projet par exemple), vers d'autres ministères.

En conclusion, il s'agit de 2 engagements très intéressants.

 

Engagement 4 - Personnaliser l'accompagnement des professeurs

 

Le métier d'enseignant nécessite des fondamentaux mais, comme de nombreux métiers, comprend une grande part d'apprentissage sur le terrain, au contact de la réalité.  Cet engagement doit leur permettre un accompagnement sur le terrain et compléter les formations, qui ne répondent pas toujours aux attentes. Il s'agit donc également d'un engagement qui permettra de développer de manière efficace les compétences des enseignants.

Cet engagement induit cependant une plus grande présence et une plus grande exigence de l'institution dans le quotidien de l'enseignant. Avec des conditions d'exercices parfois difficiles, une faible rémunération, un accompagnement qui serait trop intrusif aurait clairement un effet contre-productif sur l'attractivité du métier. Il sera nécessaire de mettre en oeuvre cet engagement avec des dispositifs bienveillants, compte tenu de l'exigence supplémentaire qui sera présente.

L'engagement 4 propose également un carré régalien visant à soutenir les enseignants et porter les valeurs de la République. Cette intiative est intéressante mais le travail fondamental  consiste à limiter l'impact d'organisations qui diffusent au sein des esprits des idées contraire aux valeurs de la République... Si on laisse une partie de la population  toujours plus importante adhérer à des valeurs contraires aux principes de la République (liberté individuelle, égalité, fraternité entre tous), le carré régalien sera dans un premier temps dépassé par les oppostions qui lui feront face et dans un second temps, il sera amené à disparaître.

 

Engagement 5 - Bénéficier de nouveaux avantages sociaux

 

Cet engagement est non chiffré donc n'a aucune valeur pour l'instant.

 

Engagement 6 - Construire un lien direct entre les personnels et les services administratifs

 

Il existe déjà des outils permettant aux agents de contacter les services administratifs. Lors de la conférence du 26 mai présentant cet engagement, il a été mis en avant la volonté de créer de nouvelles applications, plus avenante (Les applications "vont dire bonjour").  Cet engagement est pluôt de l'ordre du simple gadget.

 

Engagement 7 - Donner le pouvoir d'agir aux équipes éducatives de nos écoles grâce à une direction d'école consolidée

 

Le métier de directeur d'école est un métier extrêmement difficile, car il nécessite un nombre incroyable de compétences. Il faut savoir tout faire.

Le directeur d'école est par ailleurs, d'une certaine manière, le chef d'orchestre de l'école. Les situations délicates sont fréquentes dans les écoles. Le directeur doit pouvoir, dans certaines circonstances, sur certains sujets, bénéficier d'une certaine autorité. Il ne doit pas être le hiérarchique des collègues enseignants mais doit être l'autorité fonctionnelle de l'école et doit pouvoir, dans certains cas, décider.

Le directeur d'école a de très nombreuses missions nécessitant une implication forte. Cette implication doit être valorisée. C'est le sens de l'engagement 7, qui va dans le bon sens.

Engagement 8 - Donner plus d'autonomie aux équipes des collèges et lycées pour développer leurs projets

L'engagement 8 permettra d'introduire de nouvelles dynamiques pédagogiques dans les établissements, ce qui est égament positif.

 

Engagement 9 - Partager avec tous les personnels les évolutions du pouvoir d'achat et du bien-être au travail

 

Il s'agit de créer un observatoire des rémunérations et du bien-être au travail. Pourquoi pas? Sur la page du ministère, il est indiqué que celui-ci mettra en évidence la hausse de rémunération des enseignants depuis 2017. Il pourra être intéressant également de remettre ces informations en perspective au regard de la baisse des rémunérations initiée depuis les années 60.

Engagement 11 - Assurer une continuité pédagogique efficace

Cet engagement démontre que l'école va mal, puisque les heures de classes des élèves ne sont pas assurées. Il est donc effectivement nécessaire d'assurer la continuité pédagogique en cas d'absence.

L'essentiel reste malgré tout de travailler en amont sur le bien-être des enseignants pour prévenir les absences. C'est un chantier important qui porte sur plusieurs dimensions. Si l'on s'intéresse à l'aspect prévention santé, le grenelle indique une volonté de prise en charge de 15 euros des frais de mutuelle de chaque ensegnant. Dans le privé, la prise en charge par l'employeur des frais de mutuelles, pour des salariés à Bac+5, s'élève de 150 à 250 euros. Le compte n'y est donc pas. Par ailleurs, la climat de classe est un élément déterminant qui conditionne le bien-être de l'enseignant. Laisser des organisations diffuser des messages contre-Républicains engendre mécaniquement une défiance vis à vis des agents de l'état (dont les enseignants), ce qui a un impact direct au sein de la classe. Ce point est un enjeu sociétal qui dépasse cependant le cadre du grenelle.

 

Engagement 12 - Faciliter l'accès à une formation continue davantage diplômante

 

Ce point est intéressant et permettra de valoriser l'implication de chacun dans son implication à se former.

 

 B - Impact des engagements sur le système scolaire

 

Le grenelle de l'environnement, de part son existence, affirme de manière implicite le lien entre les conditions du métier d'enseignant et la réussite des élèves.

Partant de ce constat, l'objectif du grenelle était donc de tenter de trouver des solutions pour améliorer l'attractivité du métier d'enseignant.

Le grenelle propose des éléments intéressants qu'il conviendra de mener au bout de la logique (mobilités). Le renforcement de l'accompagnement des enseignants dans la classe aura un effet bénéfique sur le niveau d'enseignement pour les élèves.

Compte tenu des mesures proposées, l'attractivité du métier s'améliore très légèrement compte tenu de l'engament modeste des augmentations salariales mais cela reste insuffisant.

Le climat de classe négatif lié au rejet des valeurs de la République ou bien au rejet de certains enseignements ou bien au rejet de la notion d'autorité de l'Etat par certains élèves est très peu évoqué, alors qu'il s'agit d'un élément important, même si il s'agit plutôt d'un enjeu sociétal.

En définitive, ces mesures vont plutôt dans la bonne direction même si certains engagements s'avèrent à première vue modestes.

 

C - L'engagement oubliée

 

L'engagement oublié concerne l'outillage des enseignants.

Au cours du 20eme siècle, les hommes ont réalisé un bond en avant extraordinaire dans leurs capacité à maîtriser leur environnement. L’exemple de l’agriculture est pertinent. Les recherches fondamentales ont permis l’invention du moteur à explosion et de grandes avancées en pétro-chimie. La recherche appliquée a ensuite conduit à l’éclosion d’une agriculture nouvelle, s’appuyant sur les machines et la chimie pour permettre une hausse de la productivité. Il s’agit bien d’une révolution agricole qui a vu, via une dynamique d’investissements conséquents, évoluer les exploitations de type artisanal vers des exploitations de type industrielle. Le même mécanisme a été observé dans le secteur de l’informatique (je l'ai vu se mettre en place). Les recherches portant sur les télécommunication, couplé à des investissements conséquents ont débouché sur le déploiement massif des réseaux internet. Le secteur de l’informatique, jusqu’au début des années 2000, employait des ingénieurs qui travaillaient de manière plutôt artisanale. Au début du 21eme siècle, une rationalisation a été observée avec la mise en place d’un écosystème industriel. Cet écosystème s’appuie notamment sur des centres de production et des outillages techniques permettant de traiter l’ensemble des problématiques de la conception au déploiement des applications à une échelle industrielle.

La question de l'outilllage des enseignants est un sujet délaissé par l'institution. C'est un sujet complexe car une réflexion sur ce sujet met en évidence certaines contradictions structurelles de la manière dont est envisagé historiquement l'Education Nationale et le rôle des enseignants.

Le métier d'enseignant est un métier difficile car il nécessite d'interragir auprès d'élèves tous différents et en parallèle échanger avec avec de nombreux partenaires. La liberté pédagogique des enseignants est fondamentale. La liberté pédagogique, c'est le fait que les enseignants choissisent eux-même la manière dont ils vont faire classe pour proposer les apprentissages aux élèves. Les apprentissages s'appuient sur des resources pédagogiques. Mais, à cause de cette liberté pédagogique, l'institution a délaissé la question des ressources pédagogiques. Toutes les ressources pédagogiques ne se valent pas. Certaines sont plus pertinentes que d'autres. L'institution aurait donc tout intérêt à valoriser la mutualisation des meilleures ressources pédagogiques, ce qui n'existe pas actuellement.

On pourrait tout à fait imaginer une application numérique de l'enseignant qui générerait un emploi du temps à l'année, en fonction de sa classe, de la nature de ces élèves (suite à des évaluations de début d'année), proposant les meilleures ressources pédagogiques associées. L'application serait paramétrable et permettrait à l'enseignant de choisir une autre organisation et d'autres ressources, dans le respect de la liberté pédagogique.

 

 

 

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23 mai 2021

Culture française.

 

C'est lorsque l'on voyage à l'étranger que l'on comprend qu'il y a une véritable culture française.

Lorsque l'on discute avec le manager indien que l'on ne connaît pas et que l'on croise dans un aéroport, on est marqué par la force de ses convictions, qui s'appuient en partie sur un corpus idéologique religieux : il est selon lui absolument normal qu'il y ait de puissantes inégalités, que certains soient condamnés à la misère tandis que d'autres vivent dans l'opulence. La religion indouhiste l'indique, chacun possède son destin tracé, c'est le kharma, et il doit l'accepter. L'égalité entre les hommes n'existe pas dans cette culture.

Lorsque l'on se promène en Arabie Saoudite, on oberve les légions de femmes en niqab dans les lieux publics. Celles-ci ont moins de droits, elles ne sont pas libres. La liberté individuelle est peu développée dans ce pays.

Lorsque l'on sait la réticence à l'impôt, à la redistribution, et à la notion de collectivité et de bien commun chez de nombreux américains, on se dit que la fraternité n'est pas une notion qui fait consensus aux Etats-Unis.

Qu'est ce que la culture française ? C'est la connaissance de notre Histoire. C'est sont ses terroirs avec ses paysages et sa gastronomie. C'est la culture de la convivialité. C'est cette flamme de l'impertinence que certains cherchent à éteindre. C'est l'expertise que nous avions à intégrer de nouvelles populations sur notre territoire. C'est cette singularité d'être composé d'individus différents mais fiers d'être français. Ce sont nos artistes.  C'est aussi cette envie de compter dans le monde. Et ce sont nos valeurs ; la liberté, l'égalité, la fraternité... Celui qui affirme qu'il n'y a pas de culture française est un ignorant.

La France autorise. Chacun est libre d'agir selon ses envies, dans le respect de la loi. Oui, il y a des contraintes qui peuvent sembler insupportables aux yeux de certains mais celles-ci sont le socle du vivre ensemble, pour lequel la France possède une expertise millénaire.

La France considère chacun de ses enfants avec les même yeux. Chaque individu possède les mêmes droits (voter, être scolarisé...). Oui, certains territoires sont bien moins attractifs, mais rien n'interdit aux individus de déménager. Au contraire, chacun doit aussi savoir se prendre en main.

La France aide. Les parents, avec les allocations familliales. Les pauvres, avec un revenu minimal. Les chômeurs, avec des indemnités...

Le monde rêvait de la France. C'est la raison pour laquelle elle attire tant. C'est la raison pour laquelle elle est si désirée. Ceux qui la critiquent sont simplement les partisans de cultures différentes, qu'ils cherchent à installer en France. Lorsque ces critiques s'inscrivent dans une logique de progrès pour tous, alors elles sont légitimes et doivent être entendues.Dans le cas contraire, elles doivent être combattues avec force.

Soyons fiers de notre culture et de notre pays!

 

hernie21@politis21.fr

 

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16 mai 2021

Addictions... Prévention ou répression ?

 

Nous avons entendu récemment Mr le Ministre s'exprimer au sujet de la vente de drogue et son souhait de ne laisser aucun répit aux trafiquants.

Si l'on prend un peu de hauteur, sur le sujet plus général des addictions (drogue, tabac, jeux, etc), la politique française manque de clarté. Pourquoi l'alcool est-il légal alors que le canabis ne l'est pas? Pourquoi voit-on des publicités dans les médias pour les jeux en ligne (poker, paris...) alors que l'on sait que ces jeux sont fortement addictifs ?

Pour la première question posée, la France est une terre de vignoble et le vin fait partie de son art de vivre. A l'échelle de l'Histoire de France, la présence du cannabis est beaucoup plus récente, les pouvoirs publics ont fait le choix de la prohibition alors que de nombreux français sont consommateurs...Concernant la seconde question, nous pouvons supposer une bienveillance malheureuse des pouvoirs publics à l'égard des jeux d'argent (par ignorance ? A cause de lobby ? Parce que finalement cela rapporte de l'argent au trésor public?).

Une nouvelle fois, il est temps de tracer un cap clair sur ces sujets, en impliquant les français.

1 - Actions de prévention

Une vraie politique cohérente pourrait consister à investir massivement dans la prévention sur l'ensemble des addictions. Pour cela, les établissements scolaires pourraient être extrêmement utiles. Des programmes pédagogiques pourraient  :

- présenter les différentes formes d'addictions

- présenter les conséquences des addictions sur la santé, sur les relations aux autres, les difficultés pour s'en sortir

- développer l'empathie vis à vis des personnes dépendantes

- les conséquences dramatiques des trafics :  violences, morts, vies gachées ...

- présenter des témoignages d'anciens consommateurs

Ces enseignements, adaptés à l'âge des élèves, pourraient débuter dès la fin de l'école primaire et continueraient sans interruption jusqu'à la terminale avec un volume horaire conséquent (24 heures par an?). Ces thématiques sont abordées au sein des établissements scolaires, mais à dose homéopatique, il faut un véritable engagement de la nation sur ce sujet.

2 - Répression

Sur ce point, il serait nécessaire de pouvoir sanctionner très sévèrement les trafiquants, ce qui n'est malheureusement pas le cas aujourd'hui...

3 - Proposer des accompagnements pour sortir de la dépendance

4 - Légalisation

Le succès du programme de prévention devrait offrir la possibilité au pays de programmer la légalisation d'une partie des drogues 20 ans plus tard ... une fois que les premières générations de jeunes aient été formatées pour ne pas en consommer.

 

La France est un pays de liberté, ne l'oublions pas.  Mais la liberté à un coût, celui de la formation des esprits.

hernie21@politis21.fr

 

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15 mai 2021

Le livre noir de la mondialisation

Ecrit par Thomas Guenole (septembre 2020).

Extrait d'une interview de Thomas Guenole (Front populaire) :

"Le coût humain de la mondialisation est inacceptable. Comment peut-on ne pas faire le lien entre le pouvoir d'achat des uns et l'esclavage des autres? C'est parce qu'il y a des néo-esclaves en Chine, au Bengladesh ou ailleurs que nous avons un pouvoir d'achat plus intéressant dans les pays riches. C'est parce qu'il y a des usines - camps de travail, en Chine notamment que vous pouvez avoir des ordinateurs au prix auquel on peut les avoir aujourd'hui.(...) C'est quoi le protectionnisme? C'est un libre échange régulé par des taxes douanières suffisamment fortes pour éliminer les avantages conccurentiels fondées sur des conditions sociales et environnementales dégueulasses de production. (...) L'article 6 du texte fondateur les (barrières douanières ) autorise. On peut mettre une taxe douanière sur les pays extérieurs à l'Europe.(...) On ne  s'intéresse pas assez à tout ce que l'on peut faire dans le cadre des traités . Avant d'arrivée à une solution maximaliste (Frexit), il faut utiliser tous les outils qui existent à l'intérieur des traités. Il y en a beaucoup plus qu'on ne l'imagine. ".

 

La mondialisation comme principe d'échanges entre les territoires est pertinent. Ce qui pose problème, c'est effectivement la logique de capitalisme sauvage associé qui a induit 3 problèmes majeurs:

- aggravation du coût écologique des échanges

- conditions de travail de quasi esclavage dans certains territoires du monde

- phénomène de désindustrialisation dans certains pays comme la France

 

Les processus d'ouvertures des marchés depuis plusieurs décénnies auraient dû s'opérer de manière plus progressive. Lorsque l'on est au dernier étage d'un building et que l'on a besoin de redescendre, on prend l'ascenseur, ou bien les escaliers pour descendre. Sauter par la fenêtre est particulièrement dangereux. Ouvrir les marchés européens avec peu de restriction, est revenu à sauter depuis le dernier étage du building et a eu pour conséquence de dynamiter une partie de notre secteur productif à cause de la concurrence internationale. Et lorsque l'on réalise en plus des transferts de compétences, on saute du dernier étage avec des pierres dans les poches. La concurrence est nécessaire, mais nos entreprises françaises n'étaient pas prêtes à supporter un tel choc. L'objectif aurait du donc être une ouverture à la concurrence internationale intelligente. 

L'application de montants de droits de douane en fonction de la nature des produits importés aurait permis de mettre en œuvre cette concurrence mais de manière intelligente et plus douce (Droit de douane élevé pour un produit importé en Europe réalisé sans respect de l'environnement sans aucune considération sociale pour les salariés. Pas de droit de douane dans le cas contraire). Le dogmatisme qui consiste à systématiquement réfuter toute idée parce qu'elle pourrait être qualifiée de mesure "protectionniste" est incompréhensible. Des droits de douane conditionnés à des critères de positivité (considérations sociales et environnementales) ne peut qu'engendrer des cycles vertueux dans les économies exportatrices, adoucir le processus de concurrence internationale, harmoniser les structures productives et les économies des états européens… Il ne s'agirait donc pas de mesures de protectionnisme mais des mesures de transformation positive internationale, bénéfiques à tous les travailleurs...

hernie21@politis21.fr 

Pour une politique visionnaire de l'immigration

L'immigration est un sujet clivant. Il polarise les débats.

Cet article ne cherchera pas  à expliquer les bienfaits ou les problèmes liés à l'immigration. Cet article va partir du postulat qu'un territoire souverain (France, Union Européenne) doit être en mesure de gérer ses flux d'immigration en fonction de se besoins, que ce soit des besoins d'accueil ou à l'inverse la nécessité de les restreindre.

Il aura pour simple objectif de proposer une nouvelle politique de l'immigration.

Cette politique va permettre  :

1 - de s'assurer que les nouveaux arrivants :

- soient formés à un métier pour pouvoir s'insérer directement sur le marché du travail du territoire d'accueil

- connaissent une ou plusieurs langues du territoire d'accueil

- partagent les valeurs des territoires d'accueil

2 - d'anticiper l'accueil des immigrés pour qu'ils puissent bénéficier pleinement de leurs droits dès leur arrivée :

- droit au logement,

- à l'emploi

- au soin

3 - d'être en mesure de gérer les problématiques d'immigration illégale pour

- ne plus subir de chantage aux migrants et donc être plus solide au niveau géopolitique

- éviter la présence de migrants illégaux pour lesquels les conditions d'accueil dignes ne seraient pas assurées

4 - de créer des partenariats inter-territoires autour de la notion de migration pour

- un développement économique des zones d'émigration

- une mutualisation mondiale de la gestion des besoins d'immigrés

5 - Créer des conditions favorables du voyage :

- sécuriser le voyage du migrant

- créer des conditions favorables avant son départ vers un territoire d'accueil

 

Comment procéder?

L'idée serait d'investir massivement pour développer des villes nouvelles à l'extérieur des territoires d'accueil (Union européenne) dans des territoires cibles (en Lybie, en Irak ...). Les investissements seraient colossaux.

Ces villes nouvelles seraient sous la tutelle des territoires d'accueil car l'expérience démontre que donner de l'argent aux dirigeants locaux ne permet en aucun cas de développer leur territoire.

Ces villes nouvelles, de part les développements économiques conséquents liés aux investissements massifs, seraient donc des poumons économiques majeurs pour des zones qui présentent des besoins de reconstruction. Elles permettraient également d'offrir des perspectives économiques aux populations locales, qui en ont absolument besoin. De plus, elles offriraient la possibilité, grâce aux formations offertes, de développer également des compétences pour les populations des territoires cibles. Elles seraient également un phare qui diffuse des valeurs humanistes au milieu du chaos.

Ces villes verraient la création de centres d'accueil, de centres de formation, et de bureaux d'enregistrements, et d'offices pour préparer le voyage vers les territoires d'accueil...

Lorsqu'ils seraient prêts, les candidats retenus seraient conduits vers les territoires d'accueil qui en amont préparent les conditions favorables de leur arrivée.

Afin de décourager les filières d'immigration illégale, qui s'enrichit sur la misère des autres,  les migrants illégaux seraient systématiquement reconduits dans ces villes nouvelles pour bénéficier des formations dans le cadre de la candidature à l'émigration. Positionner ces villes nouvelles à proximité des côtes favoriserait la reconduite.

Plusieurs territoires d'accueil potentiels pourraient s'associer pour mutualiser les ressources afin de créer et gérer ces villes nouvelles, qui permettraient d'offrir de manière vertueuse une possibilité d'émigration.

Les territoires d'accueil achèteraient les terrains aux gouvernements des territoires cibles. Une surface de 100 km2 pourrait par exemple accueillir 500000 habitants (densité 5000 habitants/km2  - comparatif avec la densité de Tokyo 6313 habitants/km2).

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12 mai 2021

Immobilier : un problème pour la France?

Les modifications structurelles de l'économie au cours de ces dernières décennies, via l'émergence progessive, à partir du milieu des années 1980 d'un capitalisme sauvage (capitalisme néo-libéral puis capitalisme actionnarial), conduisent la France à un décrochage au sein des économies mondiales. De 1970 au milieu des années 1980, on constate une tendance à la diminution de l'écart de PIB par habitant entre la France et les USA, au profit de la France, de -20 points à -12 points. A partir du milieu des années 1980, on observe une inversion de la tendance. L'écart passe alors, de manière progressive, de -12 points en 1983 à -23 points en 2004 (voir le rapport sénatorial). En 2017, l'écart de PIB par habitant grimpe à 27% au détriment de la France (59800$ vs 44100$).

La mise en oeuvre des dogmes associés au capitalisme actionarial (dit capitalisme de rente - cf. Patrick Artus)  engendrent des phénomènes qui créent les conditions d'accentuation des inégalités, entre les pays et au sein des pays entre différentes populations avec pour autre conséquence un décrochage des économies les moins performantes, comme la France.

Face aux incertitudes financières de long terme, comme le montant des retraites dans un contexte de remise en cause des acquis, et compte tenu des politiques de modération salariale en vigueur dans de nombreux secteurs (hors secteurs porteurs), qui sont d'ailleurs les conséquences des politiques néo-libérales, les Français souhaitent acheter de l'immobilier, que ce soit pour y habiter ou bien pour investir.

Mais quels sont les moteurs de la hausse des prix de l'immobilier ?

On parle souvent des taux bas, mais les taux ne sont pas l'unique explication.

Tout d'abord, la hausse démographique en France (source insee 53 millions d'habitants en 1980 contre 67 millions d'habitants en 2020), couplée à des phénomènes de concentration d'emplois, a eu comme conséquence un développement démographique très important de nombreuses métropoles françaises depuis 40 ans. Cela a convaincu les hommes politiques à mettre en oeuvre ou maintenir des programmes de défiscalisation dans le cadre d'investissements locatifs neufs. Compte tenu de la loi immuable de l'offre et de la demande, plus il y a d'acheteurs, plus les prix disposent d'un potentiel pour grimper. Les processus de défiscalisation ont donc inévitablement joué un rôle important dans la hausse de l'immobilier. En 2020, plus de 27% des achats est dédié à l'investissement locatif (étude Century 21), un chiffre en constante augmentation.

Le second moteur de la hausse des prix immobilier est l'injection monétaire des banques centrales, certes non linéaire, depuis la crise de 2008. Cela a conduit à une hausse d'autres classes d'actifs, comme les actions, qui a permis un effet d'enrichissement chez certains, qui ont ensuite pu réinvestir dans l'immobilier.

Le troisième moteur peut s'expliquer par la hausse des prix des matières premières, liée à la demande mondiale, dans un contexte de hausse démographique et de développement économique relatif des différentes zones économiques mondiales. Cela renchérit le cout de l'immobilier neuf et potentiellement celui de l'ancien qui a tendance à suivre le prix du neuf.

Le quatrième moteur concerne l'action des professionnels de l'immobilier, comme les agents immobiliers. Une des techniques classiques de vente consiste à proposer un bien sur le marché à un prix légèrement supérieur, ou bien au niveau de la limite supérieure à son estimation. Si l'agent ne reçoit pas de sollicitation sur le bien à très court terme (2 semaines), l'annonce est mise à jour avec un nouveau prix, légèrement inférieur. Ce phénomène créé un effet d'apiration des liquidités en faveur de l'immobilier.

 

L'engouement pour la pierre est donc évident. Quels sont  donc les éléments qui peuvent nous questionner ?

Soutenu par l'état, le phénomène de défiscalisation engendre des gagnants, ceux qui se constituent un patrimoine tout en réduisant leurs impôts, mais cela engendre également des perdants, tous ceux qui compte tenu de moyens plus modestes, sont contraints de s'éloigner des zones d'emplois. Pour ces derniers, c'est la double peine, car ceux-ci en plus d'être éloignés des zones d'activités, sont contraints par des dépenses plus importantes liées au transport. Ce sont  notamment les gilets jaunes. Il est donc très surprenant qu'aucun homme politique de gauche ne se soit questionné sur ce sujet. Par ailleurs, l'investissement immobilier n'est possible que pour ceux qui disposent déjà de moyens conséquents, qui correspondent souvent aux personnes en milieu ou en fin de carrière professionnelle. Les jeunes ne sont dans leur immense majorité pas en mesure de se lancer dans un investissement immobilier. Ce choix politique, qui accentue les inégalités, est d'une certaine manière l'expression d'un favoritisme au détriment des moins favorisés, dont les jeunes. Un pays qui souhaite construire son avenir doit se préoccuper de sa jeunesse. Un choix diamétralement opposé consisterait à supprimer les systèmes de défiscalisation et à proposer une aide (plusieurs milliers d'euros?) pour l'achat d'un bien immobilier pour les primo-accédants.

L'artificialisation des espaces, observés partout pour construire de nouveaux lotissements, a diminué la surface des terres cultivables. Dans une optique de très long terme, ce point est problématique.

La cherté de l'immobilier conduit par ailleurs les acteurs à s'endetter très lourdement. Cela se fait pour les ménages aux détriment d'autres dépenses potentielles. L'endettement est de plus un frein à la liberté d'entreprendre. On comprend bien qu'un prêt conséquent freine la prise de risque et limite donc les possibilités de développer des projets ou d'innover (Patrick Artus).

En synthèse, la stratégie de l'état visant à soutenir l'immobilier est inégalitaire et nécessite une population en hausse constante. Compte tenu du développement du numérique, le développement du travail à distance, si il est pérennisé, inversera peut-être cette tendance et verra alors un désintérêt pour la proximité des métropoles en faveur des villes moyennes et de la ruralité. C'est une stratégie intéressante d'un point de vue écologique pour plusieurs raisons. D'abord, elle permet une limitation des transports puisque les salariés ont moins besoin de se rendre sur leur lieu de travail. D'autre part, un stock très importants de logements inhabités sont disponibles à l'écart des métropoles. Certe, ces logements sont à restaurer mais l'empreinte écologique d'une rénovation est très inférieure à celle d'une construction. L'économie pourrait donc s'orienter vers la conception et la production de biens et services dans le cadre d'une réindustrialisation, le développement de services numériques pointus et les services à haute valeur ajoutée.

 

 

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10 mai 2021

Un outil indispensable pour préserver la laïcité

La société française a institué le concept de laïcité. Ce concept permet de préserver la liberté de conscience de chacun, de croire ou bien de ne pas croire.  La société française permet à chacun de changer de religion si il le souhaite. Elle permet à chacun de s'émanciper d'un milieu donné et de pouvoir s'accomplir individuellement, en dehors d'un cadre fixé par d'autres.

Les attaques contre la laïcité sont fréquentes car celle-ci pose des limites, qui empêchent certaines pratiques religieuses.

Ce sont ces limites qui sont en permanence contestées par les tenants d'une religiosité affirmée. Dans la société française, ces limites sont les garde-fous des valeurs de la République.

Peut-on accepter, au nom du respect pour les institutions, que le résultat d'une élection se joue sur la promesse de prise en compte par certains candidats de revendications religieuses? Peut-on accepter, au nom de l'égalité entre tous, que pour des raisons de religion, certains créneaux dans des lieux de sport soient réservés aux hommes et d'autres aux femmes?  Peut-on accepter, au nom du bon sens, qu'un examen universitaire soit décalé à 22h30 parce que certains estiment que leur religion ne leur permet pas de le passer au cours de la journée?

Les choix politiques récents visent notamment à s'assurer que les discours tenus au sein des lieux de cultes soient compatibles avec les valeurs de la République mais ne solutionnent pas le sujet des revendications religieuses.

Le schéma que l'on retrouve fréquemment est le suivant : un individu ou un groupe qui excerce une pression pour faire accepter ses revendications religieuses. Cela peut avoir un impact sur des élections. Cela peut avoir un impact au sein des entreprises (voir les rapports de l’Observatoire du Fait religieux en entreprise ).

La laïcité ne protège pas chaque individu des revendications religieuses auxquelles il peut être confronté. Une solution pourrait consister à créer un Office National des Demandes Religieuses, indépendant et dont les membres seraient anonymes. Toute revendication religieuse, quelle qu'elle soit, ne serait non plus adressée à l'aspirant candidat aux élections, aux élus, au manager d'entreprise, au professeur d'Université mais serait adressé à cet office. Nous le voyons au cours de l'année 2021, avec la crise du Covid, il existe une structure qui échange en permanence et avec réactivité avec toutes les organisations (associations, entreprises, établissements scolaires...). Cette structure est l'ARS. Elle démontre la possibilité d'interaction sur un sujet spécifique entre une structure référente et l'ensemble des acteurs.

Cet outil semble plus que jamais nécessaire. Qui l'intégrera dans son programme présidentiel ?

hernie21@politis21.fr 

 

 

 

 

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09 mai 2021

Qui maîtrise totalement l'avenir?

Dans une lointaine contrée, vivaient un homme, sa femme et leur fils. Ceux-ci résidaient à l'écart du monde, dans un petit village, et se contentaient de peu. Ils vivaient simplement et savaient profiter de ce que pouvait leur apporter leur environnement. Occasionnellement, ils se rendaient à la ville la plus proche pour des échanges et vendre quelques produits qu'ils avaient eux-mêmes confectionnés. La foule et les nombreux étals leur offraient un spectacle qui contrastait avec la douce monotonie de leur quotidien. La vie n'était pas facile mais ils étaient heureux, tout simplement. Un jour, au cours d'une de ces sorties familiales, un détail attira l'attention du fils. A l'opposé de la placette où lui et ses parents faisaient affaires, au croisement d'une rue fréquentée et d'un passage plus étroit, il aperçu un homme qui installait quelque chose qui ressemblait à une scène. Les passants, pourtant nombreux, ne prêtaient guère attention à lui. Ses gestes étaient précis et la scène fut installée en quelques instants. Il grimpa et surplombait alors tous ceux qui passaient à proximité de lui. Il sortit un objet qui étincelait sous le soleil et le porta à sa bouche. Il s'agissait sans nul doute d'un petit instrument de musique. Dès lors, les gens accoururent et commencèrent à se regrouper autour de lui. Le fils montra à ses parents l'étrange personnage qu'ils pouvaient apercevoir au loin. Leur curiosité les poussa à se rapprocher. Ils comprirent alors qu'il s'agissait d'une loterie. Le tirage s'apprêtait à avoir lieu. La foule commençait à s'impatienter. Le lot était un pur sang, magnifique, qui attendait placidement en contrebas. Le fils remarqua alors un reflet de lumière au sol. Il se pencha et comprit aussitôt qu'il s'agissait d'un ticket... Un ticket pour la loterie... Ses parents l'avaient observé et avaient tout de suite compris. Ils n'eurent pas besoin de parler, leurs regards suffisaient. En cet instant, leurs coeurs étaient emplis d'espérances  mais ils ne savaient pas encore qu'il rentreraient chez eux un petit peu plus tard avec l'animal. En effet, ils allaient remporter la loterie...

De retour au village, les voisins accoururent aussitôt. Comment cela était-il possible de les voir revenir avec un si beau cheval? La famille fut questionnée et dût rapporter l'heureuse surprise dans les moindres détails. Les hommes, femmes et enfants finirent par se décider à rentrer chez eux. Seul le plus proche voisin, un homme à la longue barbe blanche resta à proximité de la famille. Il n'avait pas encore eu l'occasion de leur parler. Il s'approcha du père de famille et s'exclama:

- Quelle chance tu as mon cher voisin d'avoir gagné cet animal!

Le père le regarda dans les yeux et lui répondit calmement :

- Je ne sais pas...

Le voisin, surpris par cette étonnante réponse, prit congé et rentra alors chez lui.

Les mois et les années passèrent. Le fils devenait presque un adulte. Il s'occupait de son cheval avec le plus grand soin. Un jour, au cours d'une chevauché qui l'avait emmené à proximité d'un sentier raide et rocheux, l'animal glissa et emporta avec lui le jeune homme une dizaine de mètres en dessous. Le cheval fut tué sur le coup. Le jeune homme, d'ordinaire si agile, ne pouvait bouger sa jambe droite. Un médecin le soigna et il fût nécessaire de l'amputer. La nouvelle se répandit au village. Le voisin à la longue barbe blanche croisa le père au sortir de sa maison et lui dit :

- Je suis désolé pour ton fils, quel grand malheur...

Le père le regarda dans les yeux et lui répondit calmement :

- Je ne sais pas...

Le voisin, désarçonné par cette étonnante réponse, prit congé et rentra alors chez lui. Son fils à lui était valide, c'était désormais tout ce qui lui importait.

Les mois passèrent. Tout le monde savait la période difficile. Et malheureusement une guerre éclata. Le jeune homme, amputé, ne fût pas réquisitionné, contrairement au fils de l'homme à la barbe blanche, qui périt quelques semaines plus tard... 

L'homme à longue barbe pleura nuit et jour pendant plusieurs semaines. Un soir, en sortant de chez lui, il croisa le père du jeune amputé et lui dit:

- Quelle chance tu as d'avoir toujours ton fils avec toi, nous avons tout perdu avec la mort du nôtre!

 Son voisin le regarda droit dans les yeux, le regard perçant et attendit quelques instants avant de lui répondre d'un ton énigmatique... 

 

hernie21@politis21.fr

 

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