Politis21

26 septembre 2021

Le prochain président de la République doit être...

Le prochain président de la République doit être un homme ou une femme avec un projet, une vision affirmée de ce que doit être la France des 50 prochaines années. Il doit avoir une stratégie de réindustrialisation dans le cadre des contraintes liées à la transition énergétique. Il doit avoir une connaissance fine de la France et des Français. Cela doit être un homme de conviction. Il doit connaître l'Etat mais aussi le monde de l'Entreprise. Il devra agir en rassembleur et faire mordre la poussière aux minorités tyraniques (islam radical par exemple). Il doit être constant et fidèle à ses valeurs de toujours. C'est un homme qui doit savoir refuser l'inacceptable. Et surtout, il doit aimer la France.

Ce ne peut pas être Marine Le Pen, qui n'a pas de vision économique et industrielle de la France sur le long terme. Ce ne peut pas être Eric Zemmour, qui verse dans un extrémisme dangereux. Ce ne peut pas être un candidat du parti les Républicains, un parti sans idée ni conviction. Ce ne peut pas être Anne Hidalgo qui affirmait hier qu'elle ne serait jamais candidate à l'élection présidentielle - comment lui faire confiance?! Ce ne peut pas être un membre du parti EELV, parti qui accepte en son sein des candidats à la présidentielle aux lignes politiques plus que douteuses, telle Sandrine Rousseau. Ce ne peut pas être Jean-Luc Mélanchon, un tribun s'adonnant volontiers au complotisme qui a perdu le fil de ses idées.

Il ne reste finallement que 2 candidats crédibles. Le premier est Emmanuel Macron, parce qu'il a timidement emprunté la bonne direction sur un certain nombre de sujets au cours d'un quinquénat qui a semblé pour lui à un rite d'initiation et d'apprentissage, dans un contexte de crise sanitaire bouleversant tout sur son passage. Mais le candidat qui serait sans doute le meilleur président de la France est sans conteste Arnaud Montebourg. Il incarne la France, avec panache. Il dispose d'un projet global cohérent qui correspond à l'aspiration de la majorité des Français. Soutenons Arnaud Montebourg, sans réserve, pour mettre la France sur les rails du 21ème siècle.

Posté par Hernie21 à 21:13 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :


Regarder l'Europe, les yeux dans yeux.

 

Après plusieurs siècles de successions de guerres terribles, les principales nations Européennes ont souhaité, au cours du 20ème siècle, après la seconde guerre mondiale, se réunir autour d'un projet commun, fédérateur et porteur d'espoirs, à la fois économiques et de paix. Ce sont les peuples qui ont repris la main.

Compte tenu des connaissances et de l'avance des nations Occidentales dans les domaines technologiques, militaires mais aussi monétaires et économiques par rapport aux nations dites en développement, les pays Européens ont pu, au cours de la periode des trente glorieuses, après la seconde guerre mondiale, dans une logique de reconstruction, connaître un développement économique formidable.

Ce développement économique s'est couplé d'un développement culturel homogène, de la création d'institutions favorisant la modération et mettant à l'index les formes d'extrémismes.

Les vieux ennemis qu'étaient l'Allemagne et la France, ont su construire, au cours de la seconde moitié du 20ème siècle, une paix durable. La mise en place de dispositifs d'échanges internationaux, l'apprentissage des langues dans les pays respectifs. La bienveillance respective construite au sein de nouvelles générations de Français et d'Allemands ont aussi conduit à construire cette paix. C'est la connaissance de l'autre, l'échange avec l'autre, le respect de l'autre qui a permis cela. Et c'est aussi la volonté d'avancer et de constuire l'Histoire ensemble. C'était également regarder l'Histoire en face, comprendre ce qui s'était passé : l'intransigeance du traité de Versailles après la première guerre mondiale, l'horreur du nazisme. C'était cela, construire la paix. Il est intéressant de noter que d'autres pays, grâce au pétrole et au gaz, ont à l'inverse, presque au même moment à l'échelle du temps long, fait le choix de financer partout dans le monde une idéologie sectaire, de haine des autres, de conquête et d'entre-soi. Ce sont les graines de la guerre, et ces pays devront en porter la responsabilité tant que les Hommes pourront se souvenir.

Le postulat de ceux que l'on nomme les pères fondateurs de l'Europe étaient que les principales nations Européennes devaient converger vers un degré d'intégration le plus important possible afin de construire un ensemble économique et politique homogène. Quelques citations de Jean Monnet :

“Il n’y aura pas de paix en Europe si les Etats se reconstituent sur une base de souveraineté nationale, avec ce que cela entraîne de politique de prestige et de protection économique (…) Les pays d’Europe sont trop étroits pour assurer à leurs peuples la prospérité et les développements sociaux indispensables. Cela suppose que les Etats d’Europe se forment en une fédération ou en une entité européenne qui en fasse une unité économique commune.” Discours au Comité de Libération Nationale prononcé le 5 août 1943.

“Les nations souveraines du passé ne sont plus le cadre où peuvent se résoudre les problèmes du présent. Et la Communauté elle-même n’est qu’une étape vers les formes d’organisation du monde de demain.” Mémoires, Fayard, Paris, 1976, p.617.

“La grande révolution européenne de notre époque, la révolution qui vise à remplacer les rivalités nationales par une union de peuples dans la liberté et la diversité, la révolution qui veut permettre un nouvel épanouissement de notre civilisation, et une nouvelle renaissance, cette révolution a commencé avec la Communauté européenne du charbon et de l’acier.”

“Continuez, continuez, il n’y a pas pour les peuples d’Europe d’autre avenir que dans l’union.”

Depuis maintenant 70 ans, les Européens sont tiraillés entre le souhait de construire un projet commun avec leurs voisins et la crainte du désaisissement de leur souveraineté.

Que nous apporte aujourd'hui l'Union Européenne qu'il n'est pas possible d'envisager en dehors de l'Union ?

- la libre circulation des biens et des populations

- la possibilité pour les pays Européens d'emprunter de manière quasiment illimitée

- une obligation de stabilité géopolitique entre les pays Européens compte tenu de la monnaie commune

D'une certaine manière, la monnaie commune est le garant de la paix entre les pays Européens, elle est le ciment de la paix entre les pays.

L'Union Européenne est remise en cause aujourd'hui à cause du déclin de certains pays, dont la France. Pourtant, d'autres pays bénéficient pleinement des avantages de l'Union Européenne. Le PIB est un indicateur pertinent pour mesurer la richesse d'un pays. L'écart de PIB entre les pays les plus riches, comme les USA par exemple et les pays du sud de l'Europe, comme la France ou l'Italie par exemple, ne cessent de s'accroitre depuis 40 ans , en défaveur de la France et des pays du sud de l'Europe.

Ce déclin s'explique pour des raisons structurelles. L'Europe depuis Maastricht s'appuie sur 2 pilliers : l'ouverture des marchés et l'obligation de l'excellence.

L'Allemagne en a fait une force mais cela a à l'inverse pénalisé la France. Avec l'ouverture des marchés, seuls les secteurs de pointe et les marques reconnues à l'international ont pu tirer leur épingle du jeu. On peut citer en Allemagne l'industrie de la chimie (Bayer), de l'industrie automobile (Audi, Mercedes)... En France, il s'agit par exemple de l'industrie aéronautique (Dassaut), les cosmétiques (Loréal), les vins et spiritueux (crus clas sés, Pernault Ricard)...

La France, depuis la révolution de 1789, porte haut la notion d'égalité entre les citoyens. Cela implique des choix politiques comme le salaire minimum, une politique étatique conséquente de redistribution (allocations diverses). L'Allemagne, plus libérale sous influence d'un socle religieux protestant, a entrepris des réformes au début des années 2000 (Gouvernement Schröder) conduisant à donner davantage de latitudes aux entreprises, quitte à accroitre les inégalités et la précarité chez certaines populations. Les contraintes pesant sur les entreprises françaises ont conduit à des délocalisations, donc une désindustrialisation, ce qui n'a pas été le cas en Allemagne.

ll est temps aujourd'hui pour la France de regarder l'Europe les yeux dans les yeux et d'affonter la réalité en face. Comment la France doit-elle se positionner ?

I - Economie

La France peut choisir une convergence avec le modèle Allemand. Cela impliquera peut-être une flexibilité accrue du monde du travail, une hausse des inégalités. L'augmentation des inégalités ne peut être acceptable que si la richesse de chacun augmente, si chacun à accès à l'emploi, à la retraite, à la santé, à la culture et aux loisirs... La flexibilité peut être acceptée si des compensations sont prévues (droits à la formation). La France devra  également choisir le chemin de l'excellence et donc beaucoup mieux valoriser les individus en lien avec les secteurs de la connaissance (comme les chercheurs ou les professeurs par exemple). La France devra aussi s'aligner sur l'Allemagne concernant l'aquisition de la nationalité. C'est accepter  officiellement et non le cacher de manière hypocrite comme l'Etat français le fait aujourd'hui, que de nombreux étrangers travaillent en France sans minimum de salaire dans des secteurs à faible qualification qui peinent à recruter de la main d'oeuvre. C'est aussi, comme en Allemagne, limiter aux étrangers la possibilité d'acquérir la nationalité française. Ceux qui viennent en France devront travailler. Il sera nécessaire de mettre en oeuvre des synergies near-shore avec l'Italie, l'Espagne ou le Portugal à l'image de ce que l'on observe entre l'Allemagne et ses voisins de l'Est. Tout cela sera générateur d'une richesse collective qui permettra à la France de retrouver son rang de puissance. La reindustrialisation permettra d'offrir des emplois à tous, dans de nombreux territoires, qui pour certains, ont perdu leur attractivité. Les français devront également accepter de jouer le jeu et d'accepter les emplois créés. La baisse du chomage permettra une diminution des charges de entreprises et une hausse des salaires, engendrant un cycle vertueux. C'est aussi impliquer les salariés dans les entreprises avec la mise en place d'un intéressement aux résultats. C'est redonner de la vigueur aux syndicats pour les négocations entre salariat et patronnat.  La France devra aussi être forte et sanctionner les abus (les chomeurs éternellement en formation, les entreprises qui ne déclarent pas leurs salariés, les fraudes à la sécurité sociale et aux impots...). C'est aussi conserver les fleurons de l'industrie française. C'est un chemin qui a fait ses preuves, la réussite industrielle de l'Allemagne en est l'illustation.

Une autre voie pour la France consiste à engager l'Europe sur le chemin de la réciprocité avec ses partenaires extra-Européens avec la mise en place de barrières douanières sociales et environnementales. Les entreprises des pays extra-Européens ne respectant pas les normes sociales (droit au chomage, droit à la retaite par exemple) verraient une surtaxe sur leurs produits lors de leur arrivée  en Europe. C'est un chemin de transformation positive de l'économie mondiale. Mais c'est un chemin plus incertain, car il nécessite l'accord de nos partenaires Européens. Il peut potentiellement entraîner des effets de bords jusqu'ici inconnus. Peut-il être possible de mettre en oeuvre des barrière douanières sociales et environnementales en France dans l'optique qu'elles se généralisent en Europe? Comment réagiront les partenaires européens et extra-européens? Quels sera l'impact sur la monnaie? C'est une voie qui semble également fortement inflationiste, quels seraient alors les impacts sur les retraites? Il y a aussi la question de la préférence communautaire pour les marchés publiques. La Chine et les USA le pratiquent. Pourquoi pas les pays de l'UE?

S'engager sur les 2 voies serait peut-être une piste intéressante. La France dépend aujourd'hui de la bienveillance de la BCE, qui rachète de manière indirecte une partie importante de ses émissions de dettes. Sans l'action de la BCE, la France serait en faillite. C'est donc un moyen de pression que les instances dirigeantes de l'Union Européenne détiennent sur la France. La France devra donc jouer son avenir à travers des négociations qui seront sans doute complexes... Ces chantiers ne peuvent en aucun cas être éludés.

 

 II - Sécurité

Les USA ont conduit une politique étrangère désastreuse depuis 50 ans. Bienveillance et soutien aux organisations djihadistes face aux communistes.  Les USA ont été un facteur de déstabilisation majeur du  Moyen-Orient, via notamment le renversement de Sadam Hussein en Irak. Leur passage ne laisse que des ruines et laisse la voie grande ouverte aux fanatiques de toutes sortes. Il n'est aujourd'hui plus possible de les suivre dans leurs funestes opérations.  Le ménagement de la Turquie d'Erdogan, qui tisse sa toile autour de la Turquie jusqu'en Europe, l'intervention auprès de l'Australie pour annuler la vente des sous-marins français, les USA ne se comportent pas comme un allié. Ils doivent répondre de leurs actes et être considérés aujourd'hui comme un partenaire privilégié. Rien de plus. Les USA sont perpetuellement à la recherche d'un nouvel ennemi. Les communistes hier, puis la Russie. Aujourd'hui la Chine. La défense Européenne est plus que jamais nécessaire. L'OTAN doit être fortement questionné...

 

 III - Transition écologique, matières premières et énergies

 L'enjeu des Européens sera au cours du 21ème siècle l'accès aux matières premières. Une politique commune doit être mise en oeuvre dans un souci de limitation du réchauffement climatique. Ce point a été abordé dans cet article. La France, patrie bleue, peut tirer son épingle du jeu avec son potentiel ultra-marin. 

 

Le positionnement de la France vis à vis de l'Europe est donc un chantier vaste et qui doit être abordé dans sa globalité. Un nouvel équilibre doit être trouvé au sein du couple franco-allemand. Les partenaires Européens doivent avoir conscience des atouts de la France et doivent s'en servir comme points d'appuis. L'Allemagne doit aider la France à rester une puissance. Sans cela, la confiance sera rompue et la France devra alors comprendre que l'Union Européenne n'était qu'un rêve magnifique mais épĥémère.

 

 

 

Posté par Hernie21 à 10:22 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

18 septembre 2021

5 films à voir ou revoir

 

Sur la liberté, la résilience, le dépassement de soi, l'horreur de la guerre. Emotions garanties.

 

- La vie des autres

- Ne le dis à personne

- Interstellar

- La liste de Schindler

- le sens de la fête

Posté par Hernie21 à 23:17 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

05 septembre 2021

Stratégie énergétique et transition écologique

La transition écologique, qui est le passage du mode actuel de production et de consommation à un mode plus écologique, n'a pas de définition partagée par les différents acteurs concernés de la société.

La transition écologique doit permettre de diminuer les émissions de gaz à effet de serre afin de limiter le réchauffement climatique et ses effets néfastes. Les conséquences du réchauffement climatiques sont désormais connues du grand public:

- hausse de la fréquence des événements climatiques extrêmes (ouragans, tempêtes, canicules...).

- hausse globale des températures avec des fragilisations ou destruction des écosystèmes.

- hausse du niveau des océans

Cela induit d'immenses boulversements. Certaines zones seront prochainement inhabitables sur Terre, conduisant à des mouvements importants de migration de population, qui doivent donc être anticipés. La hausse des températures conduit à fragiliser certaines espèces qui ne sont pas en mesure de supporter la hausse des températures. Des territoires comme la France, verront certaines zones du littoral devenir inhabitable d'ici quelques années. En effet, la hausse du niveau des mers, couplée à des épisodes métérologiques extrêmes, conduira à des épisodes de submersions des villes côtières. Compte tenu de la vraisemblable hausse progressive de la fréquence des risques, qui souhaitera s'installer dans de tels endroits? Compte tenu de l'importance de nombreux secteurs qui s'appuient sur le maritime ou bien le secteur du tourisme en France, et particulièrement du tourisme à proximité de la mer ou de l'océan, une réflexion profonde s'impose. Limiter la possibilité d'octroyer de nouveaux permis de construire à proximité de la côte n'est pas suffisant, il faut aller beaucoup plus loin. Si l'on prend en exemple le Sri Lanka, qui a été fortement impacté par le Tsunami de 2004 causant environ 200 000 morts, on remarque que de nombreuses nouvelles constructions à proximité immédiate de la côte proposent un premier étage beaucoup plus élevé que les standarts. Par conséquent, la stratégie de rééquilibrage économique au profit des campagnes, qui ne correspondent donc pas aux zones côtières, semble être une réponse intéressante à cette problématique (Vision défendue par A. Montebourg dans cadre de la présidentielle 2022).

Certains estiment que la transition écologique doit correspondre à un changement de modèle économique et social, qui transformera en profondeur nos façons de consommer, de produire, de travailler et de vivre ensemble. Qu'en est-il exactement? Le progrès est le processus d’évolution de l’espèce humaine dans le sens d’un perfectionnement scientifique, technique, économique et social. La transition écologique sera -t-elle source de progrès?

On peut distinguer, de manière non exhaustive et un petit peu schématique, deux visions de la transition écologique. L'une d'elle consiste à l'envisager par le prisme de la sobriété : sobriété énergétique et sobriété de consommation de matière première. Il s'agit par exemple de rénover ou de concevoir les bâtiments pour une moindre consommation d'énergie. Il s'agit de favoriser les mobilités douces ou partagées (vision défendue par E. Piolle dans le cadre de l'élection présidentielle 2022). A cette vision peut être associée la notion de circuits courts, qui consiste à rapprocher géographiquement les consommateurs et les producteurs. Poussée à l'extrême, celle-ci peut être perçue comme punitive, lorsque par exemple des dispositifs conduisent les citoyens à ne plus être en mesure de continuer certaines de leurs activités essentielles. A ce titre, les interdictions programmées de certains véhicules à proximité des métropoles pourront être perçue comme de l'écologie punitive.

La seconde vision de la transition écologique est une vision "techno". Celle-ci semble à première vue garante du progrès puisqu'elle souhaite garantir une continuité de notre mode de vie, voir l'améliorer. Pour donner un exemple grossier mais assez explicite, n'est-il pas en effet plus simple de sortir de chez soi et d'aller directement au travail avec son véhicule personnel plutôt que de faire plusieurs détours pour aller remplir sa voiture dans des déplacements en co-voiturage? Ne pourrait-on pas imaginer un monde avec des véhicules électriques et un package d'équipements électroniques pour tous? Poussée à l'extrême, on pourrait imaginer que chaque citoyen dispose à sa naissance d'un "capital électronique", qui correspondrait à une quantité de matières premières qui lui serait indirectement allouée et lui permettrait de subvenir à l'ensemble de ces besoins au cours de sa vie. Des filières de retraitement des déchets et des biens matériels, couplées à des contraintes de conception, permettraient de mettre en oeuvre une dynamique de réemploi total de l'ensemble des matières premières afin de produire de nouveaux bien matériels. La vision "techno" pose actuellement de nombreux problèmes. Ne disposant pas de filière de retraitement optimale, elle conduit inévitablement à l'épuisement des ressources naturelles. La vision "techno" n'est pour l'instant pas encore inclusive. La hausse du  prix du pétrole n'impacte pas les détenteurs de véhicules électriques mais ceux-ci sont plus chers à l'achat et donc ne sont pour l'instant pas encore accessibles à tous. Cette vision est incompatible avec une hausse exponentielle de la démographie. Enfin, la vision "techno" nécessiterait des quantités gigantesques d'énergie pour les filières de retraitement total des biens matériels usagés et donc ne peut pas être envisagée pour l'instant (Philippe Bihouix), raison pour laquelle les écologistes y sont défavorables actuellement. Et pourtant, cette vision "techno" correspond à l'image de ce que l'on se fait du futur et du progrès...

L'Humanité ne dispose pour l'instant pas des technologies permettant de produire de l'électricité de manière propre. Le nucléaire, via la technique de la fission, produit une énergie décarbonnée, mais sale puisqu'elle produit des déchets nucléaires extrêmement nocifs pour l'environnement. L'éolien et le solaire apportent des réponses limitées. Par conséquent, la transition écologique par l'intermédiaire de la sobriété énergétique semble être pour l'instant la voie la plus raisonnable. Chaque génération ne doit plus pouvoir laisser un passif (financier ou écologique) aux générations suivantes. La limitation des déchets nucléaires est donc une obligation morale, vis à vis des générations futures. Le futur de l'énergie est la fusion nucléaire. L'objectif des recherches sur la fusion nucléaire est de pouvoir produire beaucoup plus d'énergie, sans déchets. La fusion nucléaire permettra de mener à bien la vision "techno" de la transition écologique. La fusion nucléaire est donc un enjeu majeur et doit faire l'objet, comme en Chine par exemple, d'une allocation conséquente de moyen. En parallèle des recherches sur la fusion nucléaire, il est fondamental d'établir une stratégie de mise en place une filière de recyclage intégral des produits fabriqués. Cela passe notamment par un big bang dans la conception de ces produits. La recherche a une place fondamentale dans la transition écologique.

 

hernie21@politis21.fr

 

 

 

 

Posté par Hernie21 à 08:35 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

29 août 2021

Grand prix Politis 21 des impostures intellectuelles de l'été 2021

 

Le grand prix des impostures intellectuelles voit le jour en cette fin d'été 2021. Comme chaque année, il sera décerné à un ou plusieurs non participant(s).

Le grand prix sera cette année attribué, dans un souci d'égalité, à un homme, à une femme et à une profession.

I - Sandrine Rousseau

Sans participer, Sandrine Rousseau est l'heureuse co-gagnante. Madame Rousseau est candidate à la primaire du parti écologiste EELV. Dans le cadre de la primaire, Mme Rouseau est régulièrement, et malheureusement pour les autres, amenée à donner son avis sur divers sujets. La prise de Kaboul par les talibans a conduit une fois de plus à amener dans le débat public la question de l'arrivée sur le sol français de ressortissants étrangers. Ce sujet est complexe. De nombreuses personnalités ont évolué sur ce sujet au fil des années. On pourrait citer Jacques Attali, qui s'est prononcé en faveur de l'accueil de ressortissants (Afghans) qui partagent les valeurs de la France (tolérance à la différence, ouverture aux autres, égalité entre les hommes et les femmes...). C'est une position humaniste et de bon sens. A l'inverse, selon Sandrine Rousseau, tous les ressortissants doivent être accueillis, même ceux susceptibles d'être dangereux pour la France. Sandrine Rousseau a alors justifié que les terroristes seraient davantage sous surveillance des services français sur le sol national qu'en Afghanistan:

Sandrine Rousseau sur le plateau de BFM TV : « Si vraiment il y a des personnes qui sont dangereuses, de potentiels terroristes, ce n’est pas parce qu’ils restent en Afghanistan qu’ils sont moins dangereux en vrai. Quelque part les avoir en France, cela nous permet aussi de les surveiller ».

Un tel niveau de bêtise met en évidence des déficiences intellectuelles de raisonnement. Qu'elle puisse faire partie de l'équipe dirigeante d'un parti comme EELV est inquiétant. EELV, il faut se réveiller ! 

 II - Sensitive reader

Le second vainqueur est le métier de relecteur "woke". Cela correspond à une nouvelle profession nommée "sensitive reader". Ce nouveau métier de l’édition correspond à une tâche de relecteur très spécialisé : quand le correcteur traque les fautes d’orthographe ou de syntaxe, ce réviseur d’un genre nouveau chasse les atteintes à la sensibilité d’une communauté, les mauvaises représentations d’une minorité. Ce métier s'appuie sur le corpus idéologique "Woke" en provenance des USA. L'idéologie Woke est un corpus idéologique et invite les individus à affirmer une identité et à s'enfermer dans des représentations. L'Humain est complexe, pourquoi chercher à s'enfermer dans des cases? Un principe du wokisme est l'affirmation de l'hypersensibilité des minorités. Selon ces préceptes, seul un individu issu d'une minorité a la légitimité pour décrire cette minorité. La jeunesse de 1969 rêvait de briser les chaînes, d'amour, de liberté. La jeunesse woke ne rêve que d'interdire. Sa passion est l'enfermement dans une identité. Un des moteurs de l'Humanité est le progrès. Le progrès passe inévitablement par des avancées sociales ou technologiques. Ces avancées passent par des découvertes, souvent issues de la recherche. Le but de la recherche est d'acquérir de nouvelles connaissances. Acquérir de nouvelles connaissances, pour un individu ou bien une population, nécéssite d'actionner les leviers issus des théories d'apprentissages. L'apprentissage de nouvelles connaissances passent par ce que l'on appelle un conflit socio-cognitif. Le conflit socio-cognitif est en quelque sorte, la prise de conscience de différences entre ce que l'on sait et ce que l'on commence à percevoir et qui débouche sur une nouvelle perception de notre environnement de réflexion et qui créer, in fine, de nouvelles connaissances. En d'autre terme, seule la confrontation avec un nouvel environnement conceptuel permet d'apprendre. Le principe du wokisme est malheureusement d'institutionnaliser, pour cause d'hyper sensibilité, la non confrontation d'idée. Le wokisme est par conséquent l'avènnement de la civilisation de l'immobilisme intellectuel et de l'individu qui ne réfléchit pas, qui ne sort pas d'un horizon intellectuel fixé par d'autres. Le relecteur woke n'est qu'un pantin dans cette environnement, complètement dépassé par les enjeux associés.

 

III - Alain Gabon

Le troisième vainqueur est un inconnu pour les français. Il se nomme Alain Gabon. Celui-ci est professeur associé  à la Virginia Wesleyan University aux USA. Cette homme a osé écrire un article intitulé : "L'islamisme, facteur d'intégration, de pacification, de démocratisation" (Middle East Eye).

On pourrait en rire et croire à une blague mais non, c'est tout à fait sérieux.

Nous allons démonter de manière extrêmement simple les pseudo-arguments énoncés les uns après les autres par ce pseudo-chercheur mais vrai imposteur intellectuel.

 "L’exclusion des mères voilées des sorties scolaires sous le faux prétexte que leur hijab violerait la séparation des églises et de l’État alors qu’elles ne sont ni fonctionnaires ni auxiliaires d’un service public mais de simples parents d’élèves volontaires pour accompagner les enfants,"

Tout d'abord, il est intéressant de préciser que ceux qui critiquent le refus des institutions de faire participer les mères voilées sont souvent également ceux qui critiquent le refus des institutions du port de signes religieux dans les établissements scolaires (et notamment le voile). Sur ce dernier point, la meilleure réponse est celle de l'économiste Eric Maurin dans un article du monde intitulé "L’amélioration des résultats des filles après l’interdiction du voile". Sur la question du port du voile pour les sorties scolaires, il s'agit d'un refus de l'institution de banaliser à l'école, au contact des élèves sous la responsabilité du cadre républicain laïc, un vêtement associé à une forme de religiosité. Le voile n'est pas un accéssoire de mode. Il est le symbole du patriarcat inhérent à une certaine vision de l'islam qui est contraire aux valeurs de liberté, d'égalité, de fraternité et d'émancipation promues par l'école et la République. Il faut avoir consience que dans de nombreux pays les femmes qui cherchent l'émancipation et souhaitent ne pas porter le voile se voient rétorquer par les conservateurs que les Européens sont des libéraux et que si les femmes en Europe portent le voile, cela signifie qu'il ne peut pas en être autrement dans d'autres régions du monde. Le port du voile est à lui tout seul un enjeu significatif d'émancipation des femmes.

"la dissolution d’ONG humanitaires et anti-racistes sur la seule et unique base de déclarations du ministre de l’Intérieur selon lesquelles ces associations seraient « islamistes » (ce qui en soi ne constitue même pas un crime)"

Cet élément fait référence à l'association humanitaire d'obédience salafiste Baraka city et à son président Idriss Sihamedi. Ce dernier a salué sur twitter de façon à peine voilée la prise de pouvoir des talibans en Afghanistan. Quand son association, jugée incompatible avec les principes de la République, avait été dissoute, des militants de gauche l'avaient soutenu contre « l'islamophobie du gouvernement » (Article du journal Marianne). Certains semblent revenir aujourd'hui de leur naïveté d'alors. La dissolution d'associations dont les membres se réjouissent de l'arrivée au pouvoir des talibans en Afganistan est simplement du bon sens.

"D’autres experts sur l’islam internationalement reconnus comme John L. Esposito, peut-être le plus grand universitaire mondial en études islamiques, ont montré que la quête de la justice sociale, économique et politique est au centre du projet islamiste et que ce projet est en fait une des caractéristiques majeures communes à la majorité des partis et mouvements islamistes."

Il suffit en effet d'observer la justice sociale au Pakistan, en Arabie Saoudite, en Afganistan, Daesh, Boko Aram, etc... Comment affirmer des choses pareilles?

"Depuis 2002, l’AKP, parti de synthèse tout à la fois islamo-conservateur, démocratique, pro-capitaliste et néo-libéral sur le plan économique, a également pulvérisé le cliché mensonger selon lequel « avec les islamistes, c’est un seul vote, une seule fois », puisqu’il se soumet systématiquement à la loi du bulletin de vote depuis bientôt vingt ans, au risque de perdre le pouvoir et au prix de défaites cuisantes."

C'est en effet un point intéressant. L'AKP joue en effet le jeu de la démocratie et se soumet à la loi du bulletin de vote. Les forces de rappels islamistes sont malgré tout bien présentes et cherchent indéniablement à revenir vers l'obscurantisme. L'exemple le plus significatif est le retrait de la convention d'Istanbul par le gouvernement Turc d'Erdogan en début d'année 2021. Cette convention était pourtant un instrument contraignant pour prévenir et combattre les violences faites aux femmes.

 

 

Pourquoi Alain Gabon ne prone-t-il tout simplement la démocratie plutôt que l'islamisation ? Qui finance les recherches et les articles d'Alain Gabon ? Sans doute une entité qui paie bien, et de manière indirecte pour davantage de discretion.

2 leçons à retenir de cela :

 - La méfiance est de mise vis à vis de la "recherche" issue des USA.

- La crédibilité d'un chercheur dépend de ses sources de financement. Il est urgent de faire prendre conscience à l'opinion que, selon les sources de financement d'un chercheur ou d'une université, ce que l'on qualifie "recherche" n'est en réalité que du lobbyisme.  Alain Gabon en est l'illustration parfaite.

 

 

hernie21@politis21.fr

candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/90089-je-prefere-femmes-qui-jettent-des-sorts-eelv-sandrine-rousseau-moquee-sur-les-reseaux
candidate à la primaire écologiste Sandrine Rousseau

En savoir plus sur RT France : https://francais.rt.com/france/90089-je-prefere-femmes-qui-jettent-des-sorts-eelv-sandrine-rousseau-moquee-sur-les-reseaux

Posté par Hernie21 à 17:48 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,


28 août 2021

Vaccin : et si les "gaulois réfractaires" étaient finalement des "irréductibles gaulois"...

A l'heure actuelle, l'auteur de ces lignes n'est pas encore vacciné.

Flashback en février 2020. Le covid arrive de Chine et frappe à la porte de l'Europe. Plus de questions que de réponses. Et pourtant la porte parole du gouvernement est pleine de certitudes : selon le gouvernement, le masque ne sert à rien... Après le nuage de Tchernobyl qui, d'après les autorités françaises de l'époque, s'était arrêté à la frontière, nous voici en présence d'un mensonge d'état. Rien de moins.

Examinons maintenant quelques drames de la recherche et de la médecine :

- affaire du sang contaminé (années 1980)

- scléroses en plaques suite au vaccin contre l'hépatite B (années 1990).

La médecine et la recherche sont-elles infaillibles ? La réponse est non.

 

Les "vaccins" actuels (Pfizzer, Moderna) contre le covid s'appuient sur une nouvelle technique : l'ARN messager. Il n'y a pas de recul à long terme de l'impact de cette technologie sur les humains. Il est clair que  le vaccin permet de limiter les effets négatifs du covid. Par conséquent, il est un outil intéressant contre le covid.

Faut-il pour autant le rendre obligatoire?

Compte tenu:

1 - de l'absence de fiabilité des gouvernements sur des sujets scientifiques dans des contextes de crise

2 - de l'absence de certitude d'absence de nocivité à long terme des vaccins ARN

3 - des quelques décès intervenus juste après la vaccination et pour lesquels la cause vaccinale ne peut pas totalement être écartée

=> il peut être compréhensible de souhaiter ne pas vouloir être vacciné avec les traitements ARN à partir du moment où une autre voie est possible pour éviter la propagation et la contamination par le virus.

Laquelle?

Respecter scrupuleusement les gestes barrières. Disposer systématiquement d'un masque (idéalement d'un masque FFP2) en présence de monde. Ne pas enlever son masque dans des endroits clos dans lequels d'autres individus sont suceptibles d'enlever également leur masque.

Concrètement, au quotidien, ce n'est pas si compliqué. Il s'agit de garder son masque à l'extérieur de chez soi dans les endroits clos. Déjeuner dans les espaces extérieurs ou bien dans votre bureau si il est aéré et que vous êtes le seul susceptible d'y enlever votre masque.

Les moments de convivialité (apéro...) doivent avoir lieu dehors.

C'est contraignant en effet mais cela permet d'éviter d'être contaminé lorsque l'on est pas vacciné. Et lorsque l'on est rigoureux, cela fonctionne bien.

Rendre le vaccin ARN obligatoire, c'est potentiellement condamner à mort certains qui pourraient pourtant, en étant rigoureux, se protéger et protéger les autres du covid. 

Par conséquent, c'est donc l'éthique qui interdit de rendre la vaccination obligatoire avec la technologie ARN.

Plusieurs entreprises travaillent actuellement sur un vaccin à virus inactivé (technique usuelle des vaccins). On peut notamment citer l'entreprise Valneva, basée à Nantes, qui a reçu pour son futur vaccin des commandes conséquentes à destination de l'Angleterre. La technique des vaccins à virus inactivé est une technique fiable et éprouvée pour lequel l'auteur de ces lignes serait prêt à franchir le pas pour se faire vacciner...

 

hernie21@politis21.fr

 

 

Posté par Hernie21 à 22:28 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

04 juillet 2021

Pour une 6ème République en France

 

Un état d'esprit Humaniste va consister à croire en l'Homme et chercher à mettre en oeuvre les conditions de son épanouissement. Les activités humaines doivent garantir son altérité, son éducation, ses besoins fondamentaux... C'est la raison pour laquelle il est nécessaire de mettre en concurrence les idées, les organisations mais essayer de préserver les Hommes.

Les indicateurs le démontrent : la France est en difficulté. Cet état d'esprit impose de revoir les mécanismes de décisions de la puissance publique. Il serait tentant mais trop facile de vouer aux gémonies la classe politique. C'est l'architecture politique de la France qui doit être revue car elle ne permet plus de répondre aux nombreux défis qui font face à la France. Pire, elle a permis à certains dirigeants de prendre des initiatives dramatiques pour la France. C'est donc la 5ème République qui est en cause et qui doit désormais laisser sa place.

 

La France a grandement changé ces 60 dernières années. La France évolue aujourd'hui dans un régime davantage pseudo-représentatif que démocratique. La 5ème République est désormais celle de l'entre-soi et des mauvais choix.

Les élus reçoivent la délégation d'autorité du peuple mais ces derniers ne mettent pas en oeuvre la volonté du peuple. L'exemple le plus significatif est évidemment le référendum de 2005 sur la constitution européenne. Rejeté par les français, le traité Européen est adopté sous Sarkozy en 2008. 

Les élus ne représentent en réalité qu'une infime partie du peuple. Les parlementaires, les sénateurs sont majoritairement issus de catégories socio-professionnelles supérieures. Par conséquent, ils sont coupés de la réalité de la majeure partie des citoyens. De plus, ils ne reflètent pas la diversité française.

Les intérêts des puissants se font au détriment des populations. On peut clairement établir un parallèle entre la période 1990-2020 et la période précédant la première guerre mondiale où des grands dirigeants d'industrie, pour développer leurs activités, de concert avec la classe politique, ont conduit à mettre en oeuvre un ensemble d'actions dont les  conséquences ont été défavorables aux populations. Depuis l'unification de l'Allemagne en 1871, le pays a rattrapé son retard économique sur les grands États européens. A la fin du 19ème siècle, son industrie est particulièrement importante. Les dirigeants d'industrie allemands veulent donc trouver de nouveaux débouchés pour leurs produits et obtenir des matières premières à moindre coût. C'est ainsi qu'ils lorgnent sur l'Afrique, chasse gardée française et anglaise. Par deux fois, l'empereur Guillaume II tente de prendre le Maroc à la France, en 1905 et en 1912, provoquant des conflits diplomatiques de plus en plus graves. Ces conflits ont débouché ensuite sur la 1ère guerre mondiale. La volonté de développement économique des industriels, soutenus par le monde politique et associées à des logiques d'expansions territoriales, ont conduit au chaos de la 1ère guerre mondiale. A partir des années 1990, les industriels français, avec la bénédiction du monde politique, ont bénéficié à plein de l'ouverture des marchés et de la conccurence. Ils se sont enrichis de manière insensée. Les français, eux, ont vu leurs conditions de travail se détériorer. La concurrence avec des entreprises étrangères qui ne respectent pas de normes sociales ou environnementales provoque des réorganisations, une désindustralisation locale donc de la perte de capacité productives, du stress, du chomage, de la précarité, des droits à la retraite remis en cause.

Le monde de la recherche est en crise. Une nouvelle fois, un parallèle sera établi entre la période qui précède la première guerre mondiale et la période actuelle. La solution finale est une abomination, que l'on ne peut pas simplement réduire à l'avènement de l'Allemagne Nazi de Hitler.  Un terreau idéologique avait préparé le terrain dès le 19eme siècle.  Au milieu du 19eme siècle se met en place la forme moderne de rejet des juifs qui n'est pas d'ordre religieux ou socio-économique, mais d'ordre pseudo-scientifique. L'antisémitisme pseudo-scientifique établit des hiérarchies entre les races, idéalise l'aryen et fait du sémite un être affligé des signes visibles de son infériorité. Ces thèses sont très présentes en France (Paul Broca, Joseph Gobineau) et au Royaume-Uni (Herbert Spencer et Francis Galton). En Allemagne, elles sont exposées par Ernst Haeckel. Cet antisémitisme raciste trouve d'ardents défenseurs en Allemagne). L'antisémitisme revient en force dans les années 1920 en Allemagne. L'antisémitisme est ensuite devenu institutionnel en Allemagne (exclusion de la société les juifs - loi du 7 avril 1933, lois de Nuremberg de 1935).  De nos jours, on observe la montée d'idéologies douteuses qui s'appuient sur des études soi-disants scientifiques. On entend par exemple des chercheurs mener des études délirantes sur la  "blanchité de la nourriture", le "privilège blanc". Par ailleurs, le manque de financements de la recherche française conduit de nombreux jeunes chercheurs soit à se réorienter soit à quitter la France. Financements et contenus, la recherche française doit être soutenue.

Le monde de l'éducation est en difficulte. Ce point a été abordé dans un article précédent : voir ici.

Les hommes politiques n'ont pas de vision stratégique géopolitique. Que ce soit Sarkozy, dont la guerre en Lybie a consuit à un désastre d'instabilité ou bien Hollande dont les errements concernant la Syrie ont été manifestes, les grands dirigeants politiques semblent totalement perdus dans un monde bien trop grand pour eux. Un monde qu'ils ne connaissent pas.

Les enjeux écologiques sont mal pris en charge. Les changements sont trop lents. Les français ne sont pas suffisamments impliqués dans les prises de décisions. 

 

 

Que doit affirmer la 6ème République ?

La 6ème République doit affirmer la réciprocité des échanges dans le cadre de la préservation de l'environnement. La conccurence ne doit être possible que par l'innovation et non par la moins-disance sociale ou environnementale. Les réflexions autours des problématiques d'énergie, de réutilisabilité, de recyclage, de transport, de gestion des resssources dans le cadre d'une politique de transformations économiques impactant la structure productive et donc les emplois sont fondamentales.

La 6ème République doit instaurer la culture du long-terme. Lorsque l'on entend Jean-Marc Sylvestre en juin  2021 claironner que la reprise est forte en France et que les pessimistes devraient rentrer chez eux, il semble possible de lui répondre qu'avec une augmentation de l'endettement de 20% de PIB pendant la crise covid (400 milliards d'euros), c'est assez logique d'avoir un effet de reprise ou bien de continuité économique sur le court-terme. Encore une fois, la vision de long-terme est absente de son raisonnement. Beaucoup de raisonnements ne tiennent pas compte du long-terme.

La 6ème République doit récompenser ses forces vives et avoir un souci d'égalité. Le sytème actuel est dual. Il va permettre aux plus riches de s'enrichir et être parfois trop généreux avec certains. Les systèmes de défiscalisation immobilière en est la parfaite illustration. Pourquoi permettre à certains qui sont déjà propriétaires d'élargir leur patrimoine avec des aides publiques (alors qu'il aurait pu être possible de donner de davantage subventionner les primo-accédents). La 6ème République doit favoriser les travailleurs.

La 6ème République doit impliquer tous les citoyens dans les décisions. La quasi-totalité des dirigeants économiques ou politiques actuels s'appuient sur des dogmes économique que l'on peut qualifier de libéraux. Le socle du libéralisme consiste à donner de la crédibilité à l'ensemble des acteurs économiques dont l'action globale est qualifiée de rationnelle. On considère dans le cadre de cette pensée qu'une situation de monopole ou qu'un trop petit nombre d'acteurs sur un marché pose problème car empèche la logique de conccurence, fausse le marché et conduit ces acteurs à prendre des mauvaises décisions. Ce principe a conduit les USA a voter à la fin du 19ème siècle les lois dites "anti-trust" pour éviter les situations de monopoles. Ce qui est particulièrement intéressant avec cela, ce qu'il est tout à fait possible de transposer ces principes économiques aux principes politiques.  Pour quelle raison ne pourrait-on pas considérer que les décisions prises pour la France ne seraient pas directement celles des Français? Avec l'avènement des systèmes d'informations, jamais l'Humanité n'aura eu accès si facilement aux connaissances. Jamais l'Humanité n'aura eu la possibilité de dialoguer si simplement. La 6ème République doit écarter les apprentis-sorciers et permettre au français de se prendre en main via la mise en place régulière de referendums.

La 6ème République doit garantir des dirigeants politiques qualifiés. De nombreux dirigeants politiques ne connaissaient pas la France. Certaines réformes doivent permettre aux grandes école d'administration d'amener les élèves à mieux connaître le pays. C'est un bon début mais ce n'est pas suffisant. Les dirigeants méconnaissent trop souvent l'état du monde. Les écoles d'administration doivent mettre en place des partenariats pour que les élèves puissent passer plusieurs semestres dans des pays à cultures différentes pour mieux connaître le monde dans lequel nous vivons.

La 6ème République doit mieux connaître ses enfants. Même si chacun est avant tout considéré comme un citoyen, la 6ème République doit mettre en oeuvre des statistiques ethniques pour mieux comprendre certains enjeux associés.

 

hernie21@politis21.fr

 

Posté par Hernie21 à 09:09 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :

13 juin 2021

L'expérience - partie 1

Nombreux sont les hommes et les femmes qui s'y promènent, respirant l'air pur au milieu de la verdure. Cernés par les arbres et absorbés par leur envie d'aller de l'avant, voient-ils le minuscule lichen situé au pied du petit chêne dont la graine a germé il y a maintenant une dizaine d'années? Lèvent-ils les yeux vers le ciel pour regarder, à travers les feuillages, les majestueux nuages qui dansent et rient de tous? S'intéressent-ils aux minuscules gouttes de pluie installées confortablement sur la végétation?

Elle est un lieu de passage fréquent. Elle leur permet depuis toujours - à l'échelle du temps des hommes, d'être une escale sur le chemin. Comme tous, animés par leur propre logique, ils avancent. Elle était un lieu idéal, extra-ordinaire, permettant la mise en oeuvre de l'expérience. Celle qui devait révéler le but ultime de ces êtres à la fois fragile, rustres et complexes, qu'ils pouvaient parfois s'intéresser à observer sur le terrain. Les conditions étaient réunies depuis des centaines de milliers d'années pour leur développement. Le dénouement interviendrait peut-être à la fin du XXXI ème siècle de leur ère. Quel final en apothéose était programmé pour cette expérience!  Elle était courante. Depuis des millions d'années maintenant, ils les planifiaient et les mettaient en oeuvre. Celles-ci s'étaient déroulées en d'autres temps et en d'autres lieux. Quelques rencontres ponctuelles s'étaient déjà produites, plusieurs millénaires auparavant, entre eux et les humains. Ces derniers leur avaient donné des noms, qui traverseraient leurs époques. Ces rencontres avaient façonné l'Humanité.

Au cours de l'expérience, les Humains avaient mis en évidence - mais ils le savaient déjà - que les efforts de recherche et d'industrialisation conduisaient certaines populations à devenir dominantes.  Le protocole expérimental devait au cours du XXI ème siècle de leur ère mettre en évidence la capacité des Humains à devenir une entité collective capable de faire face aux défis ultimes qui les attendaient : s'adapter face au rejet de leur mère nouricière qui les avaient vu naître.

Leur centre de réflexion et d'analyse d'équivalence leur interdisait toute manipulation du génome sur Terre. Leur connaissance de la matière leur permettait d'agir sur les étoiles et de pouvoir générer des éruptions solaires. Celles-ci provoquaient des rayons ionisants engendrant le développement des mutations. C'est la raison pour laquelle il ne pouvait pas y avoir plus d'une espèce Alpha dans chaque galaxie. La mutation B-1234-ZERT-6545-FJHHG devait permettre une adaptation comportementale des Humains pour une meilleure prise en compte des dimensions collectives et réflexives de leurs actions.

 

 

Posté par Hernie21 à 08:30 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : ,

06 juin 2021

La bête immonde

Définition originale :

La locution « bête immonde » est une métaphore souvent utilisée pour désigner le nazisme, le fascisme, le racisme, l'antisémitisme ou d'autres idéologies associées à l'extrême droite

 

 

 

Quelle idéologie sème actuellement la mort et la destruction dans de nombreuses régions du monde?

Quelle idéologie rêve aujourd'hui d'un développement hégémonique?

Quelle idéologie adhère à l'antisionisme et l'antisémitisme?

Quelle idéologie veut supprimer toute liberté de conscience?

 

Un indice...

C'est celle qui est considérée comme de droite ultra conservatrice dans les pays musulmans et  dont les émissaires présents sur notre territoire sont soutenus avec peu de réserve par une partie de la gauche française.

 

La bête immonde n'est pas forcément celle que l'on croit. Certains feraient bien d'ouvrir les yeux...

 

L'extrême droite française est aujourd'hui bien moins dangereuse que l'islamisme. Un individu d'extrême droite gifle le président. Un extrémiste islamiste égorge un enseignant. C'est de ça qu'il faut avoir conscience. Nous vivons en démocratie. Les lois  sociétales évoluent en fonction des aspirations exprimées par la majorité d'un peuple. Si les valeurs des islamistes se banalisent jusqu'à devenir majoritaires pour certaines d'entre elles (comme l'interdiction du blasphème), alors inévitablement les lois finiront par évoluer à terme et la démocratie française telle qu'on la connaît actuellement tombera. La souveraineté passe inévitablement par la formation des esprits. Les islamistes l'ont compris. L'Islam de France doit être compatible avec les valeurs françaises issues des lumières.

En France, nous pouvons débattre des idées et des concepts et les critiquer à outrance. C'est ça la liberté d'expression. C'est la raison pour laquelle existe Charlie Hebdo. Cette liberté de critiquer, même si elle peut être difficile à accepter pour certains, est le fondement de la démocratie française, qui est une démocratie intellectuelle. C'est ce qui a fait la vigueur de la France et sa capacité à rebondir. L'impertinence et la condrontation des idées et des concepts correspondent d'une certaine manière à mettre en conccurence les idées pour offrir à un pays sa capacité à aller vers l'avant. C'est la raison pour laquelle Mila, malgré ses excès, peut être considérée comme une résistante. A l'inverse, en France, il n'est pas possible de s'attaquer aux personnes.

Il y a actuellement clairement une forme de choc de culture entre d'un côté, ceux qui réfutent la possibilité de critiquer les concepts mais qui par contre jettent en pâture les individus et d'un autre côté, ceux qui préservent les individus mais peuvent remettre en cause, jusqu'à l'excès parfois, les icones et les concepts.

Etant donné le déclin de la France depuis maintenant plusieurs décénnies (émergence d'idéologies fascisantes comme la cancel culture ou l'islamisme, agriculture en difficulté, gestion de l'énergie, désindustralisation, éducation...) et compte tenu des dogmes en  vigueur , le débat d'idées est plus que jamais nécessaire.

 

 

 

 

Posté par Hernie21 à 09:06 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , ,

30 mai 2021

Que penser du grenelle de l'éducation?

 

L'avenir d'un pays passe par une attention la plus grande  possible envers son système éducatif.

Le grenelle de l'Education, initié sous la présidence d'Emmanuel Macron, a pour objectif d'améliorer les conditions de travail des enseignants à partir de 12 engagements autour de plusieurs thématiques :  reconnaissance, coopération, ouverture, et protection.

A - Analyse détaillée de ces 12 engagements.

Engagement 1 - Mieux reconnaître financièrement l'engagement des personnels : 1,1 milliard d'euros en 2 ans (2021-2022)

L'attractivité d'un métier est un concept réel. Dans le second degré, les postes de titulaires sur certaines disciplines ne sont pas pourvus, faute d'un nombre insuffisant de candidats au niveau. Dans le premier degré, certaines académies recrutent, via le concours, des enseignants avec des notes très inférieures à la moyenne. Cela signifie que certains candidats reçus maîtrisent mal les fondamentaux notionnels (la maîtrise de la langue française et des mathématiques), pédagogiques et didactiques (la capacité à enseigner). Dès lors, la chute du niveau des élèves semble logique...

Un professeur des écoles néo-titularisé, qui sera diplômé d'un niveau Bac +5, gagne actuellement 1700 euros net, sachant que le tarif de sa mutuelle obligatoire doit en être déduit. Au bout de 10 ans de carrière, un professeur de écoles gagne en 2021 2000 euros net, sachant qu'une centaine d'euros doivent être déduits lié au prélèvement obligatoire concernant la mutuelle (pour un enseignant avec 2 enfants). Ce qui revient à un salaire de 1900 euros net mensuel. Les enseignants ne bénéficient pas d'avantages sociaux, contrairement à de nombreux autres métiers. Par ailleurs, on déplore le manque de candidat issus de filières scientifiques qui choisissent de devenir professeur des écoles. Le secteur informatique recrute énormément et aspire les candidats issus de cursus scientifiques. Un salarié débutant dans le secteur informatique à Bac +5 peut démarrer en 2021 à plus de 2000 euros net mensuel. A ce salaire, il faut ajouter des avantages diverses (primes de vacances, mutuelle 150 euros mensuel, chèque déjeuner 150 euros men suel, comi té d'entreprise...). L'écart de salaire entre un enseignant débutant et un salarié de l'inforclmatique débutant est donc, avantages inclus, de 700 euros mensuels. L'écart se creuse ensuite au fil de la carrière.  Si on replace l'évolution du salaire des enseignants dans le temps long, on observe d'ailleurs que la rémunération, de 1960 à 2014, a chuté de 40% (Article du Monde ). En définitive, la question du salaire est donc primordiale.

L'engagement du gouvernement  consiste à augmenter d'une centaine d'euros net mensuel les débutants et et proposer des augmentations dégressives en fonction de l'ancienneté. Un enseignant avec une dizaine d'années d'expérience verra son salaire augmenter d'environ 30 euros net mensuel. Les enseignants plus expérimentés, quand à eux, ne toucheront rien. Il n'y a par ailleurs pas non plus d'engagement ferme pour augmenter les salaires dans les années à venir. Il s'agit donc d'un coup de pouce, mais pas un big bang autour de la rémunération des enseignants.

Ce qui est extrêmement choquant, c'est que le jour de l'annonce des conclusions du grenelle de l'environnement, le ministre des comptes publics, Olivier Dussopt, annonçait 15 milliards d'aides supplémentaires aux entreprises du tourisme en difficultés. A un moment donné, un gouvernement doit comprendre que le système éducatif est un investissement fondamental pour le pays, qui sera rentable sur le long terme. Comment cela se fait-il qu'il soit si compliqué  en France de débloquer des milliards pour les enseignants alors que cela semble si simple pour les entreprises?

 

Engagement 2 - Donner à chacun la possibilité de faire connaître ses compétences et ses souhaits, Engagement 3 - Permettre à chacun d'être l'acteur de son parcours professionnel et Engagement 10 - Gérer les ressources humaines au plus près des territoires : les feuilles de route RH de chaque académie

D'un côté, la crise sanitaire a permis aux enseignants de démontrer leur capacité à innover, à s'adapter aux nouvelles contraintes et à de nouveaux environnements.

D'un autre côté, le métier d'enseigant est un métier extrêmement exigeant. Une partie de la population française a participé à la clas se à la maison lors des périodes de confinements liées à la crise sanitaire. Ces parents se sont rendus compte, en essayant de s'impliquer à la maison dans le suivi des apprentissages, que cela n'était pas si simple. Les parents portent désormais un nouveau regard sur leurs enseignants, empli de reconnaissance. Les parents comprennent que gérer une clas se nécessite une énergie considérable, qui est tout à fait incompatible avec les mesures d'allongement de carrière dans le cadre de réforme de retraite.

Ce second engagement du gouvernement doit permettre de proposer un accompagnement personnalisé de la carrière de l'enseignant pour qu'il puisse plus facilement exprimer ses souhaits d'évolution de carrière.

Il est absolument indispensable de préserver le système éducatif, qui nécessite de la stabilité. Les enseignants ont actuellement la possibilité d'évoluer au sein de l'éducation nationale. Cetté évolution peut être horizontale : passer du premier degré au secon degré ou inversement. Elle peut être verticale : l'enseignant devient maître formateur puis inspecteur. Ce système fonctionne bien et permet de proposer des évolutions tout en préservant une certaine stabilité. Ce système ne doit pas être dérégulé, car un enseignant a besoin de temps pour assoir son expertise professionnelle. Les mobilités d'un poste dans le secteur de l'enseignement à un autre poste dans le secteur de l'enseignement ne doivent pas être assouplies. Par contre, des partenariats doivent être noués avec les autres ministères pour que les enseignants, qui ont démontré leur capacité d'adaptation, puisse évoluer vers d'autres postes (gestion de projet par exemple), vers d'autres ministères.

En conclusion, il s'agit de 2 engagements très intéressants.

 

Engagement 4 - Personnaliser l'accompagnement des professeurs

 

Le métier d'enseignant nécessite des fondamentaux mais, comme de nombreux métiers, comprend une grande part d'apprentissage sur le terrain, au contact de la réalité.  Cet engagement doit leur permettre un accompagnement sur le terrain et compléter les formations, qui ne répondent pas toujours aux attentes. Il s'agit donc également d'un engagement qui permettra de développer de manière efficace les compétences des enseignants.

Cet engagement induit cependant une plus grande présence et une plus grande exigence de l'institution dans le quotidien de l'enseignant. Avec des conditions d'exercices parfois difficiles, une faible rémunération, un accompagnement qui serait trop intrusif aurait clairement un effet contre-productif sur l'attractivité du métier. Il sera nécessaire de mettre en oeuvre cet engagement avec des dispositifs bienveillants, compte tenu de l'exigence supplémentaire qui sera présente.

L'engagement 4 propose également un carré régalien visant à soutenir les enseignants et porter les valeurs de la République. Cette intiative est intéressante mais le travail fondamental  consiste à limiter l'impact d'organisations qui diffusent au sein des esprits des idées contraire aux valeurs de la République... Si on laisse une partie de la population  toujours plus importante adhérer à des valeurs contraires aux principes de la République (liberté individuelle, égalité, fraternité entre tous), le carré régalien sera dans un premier temps dépassé par les oppostions qui lui feront face et dans un second temps, il sera amené à disparaître.

 

Engagement 5 - Bénéficier de nouveaux avantages sociaux

 

Cet engagement est non chiffré donc n'a aucune valeur pour l'instant.

 

Engagement 6 - Construire un lien direct entre les personnels et les services administratifs

 

Il existe déjà des outils permettant aux agents de contacter les services administratifs. Lors de la conférence du 26 mai présentant cet engagement, il a été mis en avant la volonté de créer de nouvelles applications, plus avenante (Les applications "vont dire bonjour").  Cet engagement est pluôt de l'ordre du simple gadget.

 

Engagement 7 - Donner le pouvoir d'agir aux équipes éducatives de nos écoles grâce à une direction d'école consolidée

 

Le métier de directeur d'école est un métier extrêmement difficile, car il nécessite un nombre incroyable de compétences. Il faut savoir tout faire.

Le directeur d'école est par ailleurs, d'une certaine manière, le chef d'orchestre de l'école. Les situations délicates sont fréquentes dans les écoles. Le directeur doit pouvoir, dans certaines circonstances, sur certains sujets, bénéficier d'une certaine autorité. Il ne doit pas être le hiérarchique des collègues enseignants mais doit être l'autorité fonctionnelle de l'école et doit pouvoir, dans certains cas, décider.

Le directeur d'école a de très nombreuses missions nécessitant une implication forte. Cette implication doit être valorisée. C'est le sens de l'engagement 7, qui va dans le bon sens.

Engagement 8 - Donner plus d'autonomie aux équipes des collèges et lycées pour développer leurs projets

L'engagement 8 permettra d'introduire de nouvelles dynamiques pédagogiques dans les établissements, ce qui est égament positif.

 

Engagement 9 - Partager avec tous les personnels les évolutions du pouvoir d'achat et du bien-être au travail

 

Il s'agit de créer un observatoire des rémunérations et du bien-être au travail. Pourquoi pas? Sur la page du ministère, il est indiqué que celui-ci mettra en évidence la hausse de rémunération des enseignants depuis 2017. Il pourra être intéressant également de remettre ces informations en perspective au regard de la baisse des rémunérations initiée depuis les années 60.

Engagement 11 - Assurer une continuité pédagogique efficace

Cet engagement démontre que l'école va mal, puisque les heures de clas ses des élèves ne sont pas assurées. Il est donc effectivement nécessaire d'assurer la continuité pédagogique en cas d'absence.

L'essentiel reste malgré tout de travailler en amont sur le bien-être des enseignants pour prévenir les absences. C'est un chantier important qui porte sur plusieurs dimensions. Si l'on s'intéresse à l'aspect prévention santé, le grenelle indique une volonté de prise en charge de 15 euros des frais de mutuelle de chaque ensegnant. Dans le privé, la prise en charge par l'employeur des frais de mutuelles, pour des salariés à Bac+5, s'élève de 150 à 250 euros. Le compte n'y est donc pas. Par ailleurs, la climat de clas se est un élément déterminant qui conditionne le bien-être de l'enseignant. Laisser des organisations diffuser des messages contre-Républicains engendre mécaniquement une défiance vis à vis des agents de l'état (dont les enseignants), ce qui a un impact direct au sein de la classe. Ce point est un enjeu sociétal qui dépasse cependant le cadre du grenelle.

 

Engagement 12 - Faciliter l'accès à une formation continue davantage diplômante

 

Ce point est intéressant et permettra de valoriser l'implication de chacun dans son implication à se former.

 

 B - Impact des engagements sur le système scolaire

 

Le grenelle de l'environnement, de part son existence, affirme de manière implicite le lien entre les conditions du métier d'enseignant et la réussite des élèves.

Partant de ce constat, l'objectif du grenelle était donc de tenter de trouver des solutions pour améliorer l'attractivité du métier d'enseignant.

Le grenelle propose des éléments intéressants qu'il conviendra de mener au bout de la logique (mobilités). Le renforcement de l'accompagnement des enseignants dans la classe aura un effet bénéfique sur le niveau d'enseignement pour les élèves.

Compte tenu des mesures proposées, l'attractivité du métier s'améliore très légèrement compte tenu de l'engament modeste des augmentations salariales mais cela reste insuffisant.

Le climat de classe négatif lié au rejet des valeurs de la République ou bien au rejet de certains enseignements ou bien au rejet de la notion d'autorité de l'Etat par certains élèves est très peu évoqué, alors qu'il s'agit d'un élément important, même si il s'agit plutôt d'un enjeu sociétal.

En définitive, ces mesures vont plutôt dans la bonne direction même si certains engagements s'avèrent à première vue modestes.

 

C - L'engagement oubliée

 

L'engagement oublié concerne l'outillage des enseignants.

Au cours du 20eme siècle, les hommes ont réalisé un bond en avant extraordinaire dans leurs capacité à maîtriser leur environnement. L’exemple de l’agriculture est pertinent. Les recherches fondamentales ont permis l’invention du moteur à explosion et de grandes avancées en pétro-chimie. La recherche appliquée a ensuite conduit à l’éclosion d’une agriculture nouvelle, s’appuyant sur les machines et la chimie pour permettre une hausse de la productivité. Il s’agit bien d’une révolution agricole qui a vu, via une dynamique d’investissements conséquents, évoluer les exploitations de type artisanal vers des exploitations de type industrielle. Le même mécanisme a été observé dans le secteur de l’informatique (je l'ai vu se mettre en place). Les recherches portant sur les télécommunication, couplé à des investissements conséquents ont débouché sur le déploiement massif des réseaux internet. Le secteur de l’informatique, jusqu’au début des années 2000, employait des ingénieurs qui travaillaient de manière plutôt artisanale. Au début du 21eme siècle, une rationalisation a été observée avec la mise en place d’un écosystème industriel. Cet écosystème s’appuie notamment sur des centres de production et des outillages techniques permettant de traiter l’ensemble des problématiques de la conception au déploiement des applications à une échelle industrielle.

La question de l'outilllage des enseignants est un sujet délaissé par l'institution. C'est un sujet complexe car une réflexion sur ce sujet met en évidence certaines contradictions structurelles de la manière dont est envisagé historiquement l'Education Nationale et le rôle des enseignants.

Le métier d'enseignant est un métier difficile car il nécessite d'interragir auprès d'élèves tous différents et en parallèle échanger avec avec de nombreux partenaires. La liberté pédagogique des enseignants est fondamentale. La liberté pédagogique, c'est le fait que les enseignants choissisent eux-même la manière dont ils vont faire classe pour proposer les apprentissages aux élèves. Les apprentissages s'appuient sur des resources pédagogiques. Mais, à cause de cette liberté pédagogique, l'institution a délaissé la question des ressources pédagogiques. Toutes les ressources pédagogiques ne se valent pas. Certaines sont plus pertinentes que d'autres. L'institution aurait donc tout intérêt à valoriser la mutualisation des meilleures ressources pédagogiques, ce qui n'existe pas actuellement.

On pourrait tout à fait imaginer une application numérique de l'enseignant qui générerait un emploi du temps à l'année, en fonction de sa classe, de la nature de ces élèves (suite à des évaluations de début d'année), proposant les meilleures ressources pédagogiques associées. L'application serait paramétrable et permettrait à l'enseignant de choisir une autre organisation et d'autres ressources, dans le respect de la liberté pédagogique.

 

hernie21@politis21.fr

 

 

 

Posté par Hernie21 à 09:39 - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags :