L'immigration est un sujet clivant. Il polarise les débats.

Cet article ne cherchera pas  à expliquer les bienfaits ou les problèmes liés à l'immigration. Cet article va partir du postulat qu'un territoire souverain (France, Union Européenne) doit être en mesure de gérer ses flux d'immigration en fonction de se besoins, que ce soit des besoins d'accueil ou à l'inverse la nécessité de les restreindre.

Il aura pour simple objectif de proposer une nouvelle politique de l'immigration.

Cette politique va permettre  :

1 - de s'assurer que les nouveaux arrivants :

- soient formés à un métier pour pouvoir s'insérer directement sur le marché du travail du territoire d'accueil

- connaissent une ou plusieurs langues du territoire d'accueil

- partagent les valeurs des territoires d'accueil

2 - d'anticiper l'accueil des immigrés pour qu'ils puissent bénéficier pleinement de leurs droits dès leur arrivée :

- droit au logement,

- à l'emploi

- au soin

3 - d'être en mesure de gérer les problématiques d'immigration illégale pour

- ne plus subir de chantage aux migrants et donc être plus solide au niveau géopolitique

- éviter la présence de migrants illégaux pour lesquels les conditions d'accueil dignes ne seraient pas assurées

4 - de créer des partenariats inter-territoires autour de la notion de migration pour

- un développement économique des zones d'émigration

- une mutualisation mondiale de la gestion des besoins d'immigrés

5 - Créer des conditions favorables du voyage :

- sécuriser le voyage du migrant

- créer des conditions favorables avant son départ vers un territoire d'accueil

 

Comment procéder?

L'idée serait d'investir massivement pour développer des villes nouvelles à l'extérieur des territoires d'accueil (Union européenne) dans des territoires cibles (en Lybie, en Irak ...). Les investissements seraient colossaux.

Ces villes nouvelles seraient sous la tutelle des territoires d'accueil car l'expérience démontre que donner de l'argent aux dirigeants locaux ne permet en aucun cas de développer leur territoire.

Ces villes nouvelles, de part les développements économiques conséquents liés aux investissements massifs, seraient donc des poumons économiques majeurs pour des zones qui présentent des besoins de reconstruction. Elles permettraient également d'offrir des perspectives économiques aux populations locales, qui en ont absolument besoin. De plus, elles offriraient la possibilité, grâce aux formations offertes, de développer également des compétences pour les populations des territoires cibles. Elles seraient également un phare qui diffuse des valeurs humanistes au milieu du chaos.

Ces villes verraient la création de centres d'accueil, de centres de formation, et de bureaux d'enregistrements, et d'offices pour préparer le voyage vers les territoires d'accueil...

Lorsqu'ils seraient prêts, les candidats retenus seraient conduits vers les territoires d'accueil qui en amont préparent les conditions favorables de leur arrivée.

Afin de décourager les filières d'immigration illégale, qui s'enrichit sur la misère des autres,  les migrants illégaux seraient systématiquement reconduits dans ces villes nouvelles pour bénéficier des formations dans le cadre de la candidature à l'émigration. Positionner ces villes nouvelles à proximité des côtes favoriserait la reconduite.

Plusieurs territoires d'accueil potentiels pourraient s'associer pour mutualiser les ressources afin de créer et gérer ces villes nouvelles, qui permettraient d'offrir de manière vertueuse une possibilité d'émigration.

Les territoires d'accueil achèteraient les terrains aux gouvernements des territoires cibles. Une surface de 100 km2 pourrait par exemple accueillir 500000 habitants (densité 5000 habitants/km2  - comparatif avec la densité de Tokyo 6313 habitants/km2).

 hernie21@politis21.fr