Les hommes politiques conduisent bien souvent leur action en fonction des sondages et, sans conviction forte, n'ont que trop peu souvent de constance dans leurs idées. Il faut cependant l'avouer : la période que nous vivons est particulièrement trouble. Nous subissons un empilement de crises qui, si elles ne sont pas résolues, pourraient mettre à terre la nation française:

- la crise des compétences

- la crise de l'endettement

- la crise écologique et climatique

- la crise migratoire

Ces crises s'entremêlent et seul un projet global et cohérent sera à même d'en venir à bout. Comme il n'y a rarement qu'une seule solution à un problème, il existe souvent plusieurs routes pour arriver à destination.

L'Europe, et la France en particulier, a toujours été une terre fertile des idées. Construire le monde de demain nécessite dès aujourd'hui de créer les conditions pour que chacun donne le meilleur de soi-même au service de l'intérêt général. Il est pour cela nécessaire d'allier incitations et répressions, sans parti pris idéologique, mais avec bon-sens.

C'est ce bon sens qui a quitté une partie de la société française, empêtrée dans un marasme intellectuel gluant dont elle a du mal à s'extraire.

A gauche, on cultive l'art délicat de la remise en question de ce qui émane de l'autorité.  A droite, la culture de l'autorité empêche parfois la remise en question. Le dialogue serein est-il encore possible?

Lorsque l'on parle par exemple de l'islamisme avec un individu d'extrême gauche, celui-ci ne validera pas le constat et  tentera une diversion en évoquant l'oppression  des gouvernement ou bien en abordant les problèmes (extrêmement graves) de pédophilie dans l'église. Lorsque l'on parle d'inégalité avec un individu de droite et notamment de l'épargne qui s'accumule chez certains alors que ce sont les dettes qui s'accumulent chez d'autres, ce dernier indiquera que l'accumulation d'épargne est liée à la dévaluation de la monnaie.

Avec lucidité, constance, espoir et projets, l'Homme politique doit proposer un chemin et une destination. Il doit s'adresser à tous et à toutes. S'exprimer dans un contexte donné en visant un seul segment de population, quitte à dire le quasi contraire à d'autres un petit peu plus tard, rabaisse la politique et sape les fondements de la démocratie.

Que ce soit l'Homme politique ou bien l'Homme de la rue, les mentalités doivent évoluer en s'appuyant sur des constats partagés.